Télécharger
l’édition n°841
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Tourisme local: le salut chinois

Le vertigineux Cervin, le romantique pont de Lucerne, l’incontournable jet d’eau de Genève, sans oublier l’indétrônable château de Chillon. Ce sont les incontournables de la promotion touristique. Derrière ces clichés, se cache une autre réalité. La présence chinoise en Suisse ne cesse de croître, et pas uniquement dans le tourisme qui comptabilise plus d’un million et demi de nuitées chinoises dans notre pays chaque année. Riviera et Chablais sont aux premières loges. Mais à l’avenir, il faudra aussi compter avec le développement des partenariats sur le plan culturel, économique, médical et technologique. La venue en Suisse au mois de janvier du président chinois, Xi Jinping, a lancé les contours de ces futurs échanges.
Date:23.02.2017
Parution: 841

Au sommaire cette semaine

Opinion

Un vrai haut le cœur

Sans être bégueule et tout en tentant de comprendre que le dédoublement de personnalité puisse exister, il est des articles qui soulèvent le cœur. Que l'on fasse une publicité à l'ouvrage préfacé par le Pape d'un homme qui a souffert d'abus sexuels dans son jeune âge passe encore. Expliquer, comprendre, pardonner et le faire savoir peuvent, effectivement, être considérés comme une thérapie contre une blessure qui a marqué toute une vie. Là où le dérapage me dérange jusqu'à la nausée, c'est l'espace offert par la presse au bourreau, au prédateur. A ce capucin qui agissait sans vergogne jusque sous le toit des parents des enfants violés. A ce narcissique qui, sous le couvert d'un dédoublement de personnalité, raconte complaisamment qu'il a abusé des dizaines et des dizaines d'enfants. Ce violeur patenté que sa hiérarchie a bien voulu protéger lorsqu'il a été dénoncé.

Un article de 4 pages dans Le Matin pour expliquer la «douleur» d'une vie de pédophile a quelque chose d'hallucinant. D'autant plus qu'il a pu pratiquer en toute impunité et aujourd'hui, à 76 ans, sa seule crainte est que les faits ne soient pas tous prescrits et qu'il puisse éventuellement aller en prison. C'est pourtant là qu'il devrait logiquement être et non dans la cellule feutrée d'un couvent protecteur. Même s'il lui faut aujourd'hui un rollator pour se déplacer afin de poser devant un crucifix. Laisser cet égocentrique parler de lui à ce niveau-là me semble plus que déplacé, c'est tout simplement indigne.

Nina Brissot