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Don d'organe:
Comment ce rein a sauvé une vie

Swisstransplant a lancé un cri d'alarme en janvier: près de 1'500 personnes se trouvent sur une liste d'attente pour une greffe. A défaut de connaître les prédispositions du défunt, la famille choisit, dans 50 % des cas, le refus du prélèvement. Que l'organe provienne d'une personne en vie ou non, la transplantation souffre encore de nombreux préjugés. Il n'est par exemple pas nécessaire d'être lié par le sang pour être donneur. Jean-Pierre et Bernard, deux amis cyclistes, racontent comment le rein sain de l'un, a guéri l'autre. Témoignage et éclairage du personnel hospitalier qui souligne combien le respect de l'être humain est au coeur de toutes les démarches liées au don d'organe, tant pour les familles que les personnes concernées.
Date:23.03.2017
Parution: 845

Au sommaire cette semaine

Opinion

Un cher ambassadeur

En février dernier, un nouvel ambassadeur prenait ses fonctions en Suisse, celui de Corée du Nord. Aussitôt après son arrivée, il s'est trouvé un «lanceur d'alerte» pour exhumer une part de son passé vieux de 25 ans. Il était alors agent du gouvernement et... contrebandier de cornes de rhinocéros.

Une occupation considérée comme très lucrative, cette corne se vendant au prix de l'or. Remarquez, il n'agissait pas seul puisqu'à l'époque ils étaient 16 fonctionnaires de haut rang à se faire prendre la main dans le sac à cornes. Un vrai 2e job, bien organisé, besoin oblige. Car, comme l'explique le rapport contre l'ambassadeur, signé par un certain Julian Rademeyer qui vit en Afrique du Sud, ces 2e jobs font partie des mœurs. Le régime de Pyongyang a trouvé là le moyen de payer les salaires de ses diplomates tout en gonflant un peu les caisses du pouvoir central. Il n'y a jamais de petits profits! (Tu nous manques cher Ionesco).

Tout y passe: cigarettes, matériel électronique, défenses d'éléphants, cornes de rhinocéros et même du poison VX. Les valises diplomatiques sont toujours lourdes. Et c'est sans compter les sous-locations de locaux de l'ambassade ou l'importation illégale de voitures. Lorsqu'elles sont prises au piège de leurs méfaits par des Etats tiers, ces personnes sont renvoyées chez elles, auprès du gardien de la plus grande prison du monde avec ses 120'000 détenus. Le sanguinaire Kim Yong Un les accueille et aussitôt les nomme à d'autres jobs aux titres honorifiques et bien placés pour voyager avec de grosses valises qui ne seront pas contrôlées. Bonne nouvelle tout de même, les Suisses préféreraient semble-t-il le Viagra à la corne de rhinocéros.

Nina Brissot