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Restaurants et cantines scolaires: D'où vient la viande au menu ?

50 kilos. C'est en moyenne la quantité de viande consommée annuellement par habitant en Suisse, dont la moitié hors domicile. Si des villes comme Vevey et Lausanne misent sur les produits d'ici pour leurs cantines, dans les assiettes des restaurants, la viande helvète côtoie des volailles parfois importées de très loin, voire même du cheval américain. Avec, pour le client lambda, une traçabilité se limitant en général au nom du pays d'origine, même si les labels, gage de transparence, se font gentiment une place sur les cartes. Incursion entre bœuf et poulet, cantines et fournisseurs, contrôles à la loupe et fraudes à l'échelle suisse.
Date:21.02.2019
Parution: 937

Au sommaire cette semaine

Opinion

Dans les années 2000, le sémillant Tony Blair était qualifié de caniche de Bush par tous les tabloïds anglais. A l'époque, on a même pu voir un clip cartoon montrant le caniche Blair, la queue toute frétillante, rapportant les missiles que lui lançait George Bush sur la pelouse de la Maison Blanche. C'était très méchant et horriblement dévastateur pour le premier ministre. Cela restait cependant imagé. Puis est arrivée l'ère Trump. Il a opté pour l'insulte beaucoup plus directe et adressée à tout va. Le New York Times a pris une page pour en publier 281, recensées sur Twitter. Toutes très personnelles et ciblées. Or il semble que ça amuse la galerie, puisque personne ou presque ne dépose plainte contre ce grossier personnage, tout président soit-il. Pire, l'insulte semble devenir tendance. Une manière d'imposer son nom, sa marque, son pouvoir. Une mode facile. Viktor Orban l'a fait sienne, même au Parlement Européen. Plus malin, Erdogan utilise l'insulte comme raison d'emprisonner les gens. C'est-à-dire qu'il se sent insulté par tous ceux qui osent ne pas l'encenser. Ce crime de lèse-majesté vaut la prison à de nombreux citoyens. Mais voilà que le mal gagne ceux que l'on considérait, en Europe, comme d'élégants latin lovers, issus d'une civilisation où l'amour est plus présent que la guerre. Nos voisins italiens donnent eux aussi dans le genre. Comme si des insultes proférées à l'égard d'un pays supposé ami et son président allaient leur donner du poids sur l'échiquier européen ou de l'argent dans leurs caisses vides. Salvini et Di Maio en roquets, que doit faire Macron? Se transformer en bouledogue ou simplement lever la patte sur les plates-bandes romaines?

Caniche, roquet ou bouledogue?

Nina Brissot