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Ma vie en appartement protégé

Entre le domicile et l'hébergement médico-social, il existe des alternatives offrant aux seniors un encadrement sécurisé tout en préservant leur autonomie. Considérés comme le 3e pilier de la politique médico-sociale à côté des EMS et des soins à domicile, les appartements protégés poussent un peu partout dans le canton, avec en toile de fond la perspective du «tsunami gris» et la volonté cantonale de permettre à chacun de rester chez soi le plus longtemps possible dans de bonnes conditions. Un marché où se côtoient coopératives d'habitation, établissements médico-sociaux, communes et promoteurs privés. Sans planification étatique et sans que les besoins réels soient chiffrés. Après le scandale provoqué à Pully par l'expulsion annoncée de seniors en raison de l'extension d'un EMS, Le Régional a voulu dresser un état des lieux de l'offre de tels logements par région et savoir selon quels critères ils sont construits.
Date:14.12.2017
Parution: 881

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Opinion

Que vaut une vie ?

Johnny Halliday, Bernard Tapie, Michael Douglas, grands bruleurs de chandelles par les deux bouts se battent ou se sont battus pour leur survie tandis que le crabe se moque de leurs sentiments. Au Mexique, on dénombre jusqu'à 2'200 morts violentes par mois. Aux Etats-Unis, on tire dans le tas, à l'Université, dans la rue, dans les églises comme s'il y avait des troupeaux à abattre (30'000 morts par armes par an). Certes on s'émeut plus pour nos idoles malades que pour les victimes de tireurs fous. C'est normal, on les connait, on les aime. Tandis que les autres ne sont que des faits divers. Pour les tueurs, la vie des autres n'a aucune valeur. Pour le cancer non plus. Et puis il y a tous ces djihadistes qui se font exploser en tentant d'entrainer avec eux un nombre maximal de victimes. On les hait car ils sèment la mort sans distinction de bien ou de mal. Ils font la guerre sans distinguer les civils des ennemis réels ou désignés. Ils partent en braves soldats. Leur propre vie n'a aucun prix. Ils tuent. On les a dressés pour ça. Et ceux qui, se sentant victimes d'une injustice, même s'ils ont ou ont été bourreaux, se suicident spectaculairement en plein tribunal. Ou chez eux. Ou devant leurs enfants. Que vaut une vie?

Pour le mesurer, peut-être faudrait-il imposer aux assassins un stage aux urgences? Une assistance aux ambulanciers, un sauvetage en montagne, des journées en soins palliatifs ou en centre de réanimation et les années de prison dans des maisons de réhabilitation pour infirmes. Evidemment, l'aide éventuelle serait négligeable, mais si ces stages pouvaient faire germer un semblant de respect pour la vie des autres. Comme Brassens dans «la mauvaise réputation» il faut ajouter «sauf les pendus» bien entendu

Nina Brissot