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Enquête sur le boom des bières artisanales

À ce jour en Suisse, 769 brasseries actives sont annoncées à l'administration fédérale des douanes. Et c'est sans compter celles qui n'ont pas besoin de déclarer leur activité, dont la production n'excède pas 400 litres par an. De nombreux brasseurs amateurs fabriquent de la bière chez eux, grâce à des kits à bière tout prêts qui facilitent le travail. C'est d'ailleurs souvent ainsi qu'ils font leurs gammes avant de s'équiper de manière plus complète pour créer un breuvage de leur cru et le commercialiser. Alors qu'il y a vingt ans, une trentaine de brasseries étaient recensées dans le pays, le boom de ces micro-brasseries interpelle. Le phénomène semble porté par un moteur commun à tous les brasseurs interrogés par Le Régional: la passion. Du Jorat jusqu'à Morgins, en passant par Puidoux, Chernex et les Diablerets, ça mousse dans tous les coins et à tous niveaux. Tour d'horizon.
Date:01.06.2017
Parution: 855

Au sommaire cette semaine

Opinion

Faut-il en rire ou en pleurer ?

Le Matin nous a appris le 20 mai dernier qu'un juge a donné raison à un couple pacsé qui refusait de payer son amende pour avoir déposé son sac d'ordures à côté du Molok, le solde sur la carte étant insuffisant pour l'ouvrir et l'heure du train étant proche, l'un des pacsés a abandonné le sac, demandant à son conjoint de bien vouloir récupérer le sac jusqu'à ce que la carte soit suffisamment rechargée pour ouvrir le molok. Vous suivez? Ledit conjoint a un peu failli face au désir de sa moitié. Le criminel a donc laissé le sac et son conjoint a reçu une amende de 240 frs! Il s'est empressé de la refuser vu qu'il avait demandé de le rentrer. La commune, qui s'amuse à ce petit jeu d'amender pareillement des délits de ce genre, n'a pas voulu annuler la facture pour la reformuler au nom de l'autre... Vous suivez toujours? Suivez car c'est là que nous arrêtons de rire.

Une plainte est déposée car ces messieurs n'entendent pas payer l'un pour l'autre. Chaque fautif doit payer pour sa faute, on ne badine pas avec ça. La commune doit donc adresser sa facture au vrai criminel. Elle refuse. Et là, mesdames et messieurs les cochons de payants, voilà où vont vos impôts. Pour traiter ce crime, une audition devant le ministère public de trois municipaux, dont le syndic, est nécessaire. Ça tombe bien, ils n'ont que ça à faire. Une magistrate doit étudier le dossier et provoquer une audience pénale. Une procédure est déclenchée et elle dure 6 mois. Puis une juge doit trancher. Tout cela aux frais de l'Etat, donc les nôtres. Et on croit amuser la galerie? C'est d'une tristesse à tresser la corde pour vous pendre. C'est même une honte que l'acharnement imbécile à exiger un principe moral atteigne de tels sommets et que la «justice» entre dans leur jeu. Les citoyens d'Oron devraient demander une consignation de leurs impôts.