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Des familles parrainent de jeunes migrants sur la Riviera: Un engagement qui change des vies

Tout quitter et laisser sa famille derrière soi, tel est le drame de nombreux jeunes migrants qui tentent de rejoindre l'Europe. L'année dernière, plus de 2'000 de ces mineurs non accompagnés ont déposé une demande d'asile dans notre pays. Ceux qui l'obtiennent sont alors placés en foyer et suivent un cursus scolaire obligatoire. Mais en dehors de ce cadre, ces jeunes ont rarement l'occasion d'être en contact avec le monde extérieur, une condition élémentaire à leur intégration. C'est l'objectif d'Action-Parrainages, organisation vaudoise qui les met en lien avec des familles acceptant de les accueillir quelques fois par mois. Pas moins de 123 parrainages ont été lancés depuis 2016 dans le canton de Vaud. Pour Le Régional, deux jeunes migrants du foyer de Chamby et deux familles de Vevey et Montreux témoignent de cette expérience. L'occasion de lancer un appel aux parrains, car les possibilités d'accueil sont encore trop rares.
Date:23.11.2017
Parution: 878

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Opinion

Paradis ou enfer ?

Un paradis sur terre, un jardin d'Eden, beaucoup en ont rêvé. Certains en ont créé. Pas très loin, au Luxembourg, sur des îles proches de la Grande Bretagne, au Lichtenstein ou dans la discrète Suisse. D'autres, un peu plus exotiques se situent dans les Caraïbes ou au Belize. Les meilleures sont, naturellement, aux States, pays de toutes les audaces. Or voici que ces paradis changent de statut pour devenir enfer. C'est que, voyez-vous, dans ces paradis, les domiciliés s'y sentaient si bien qu'ils ont tout oublié, même le fisc. Mais pas de souci, car le fisc, lui, n'oublie personne. Et il sait fort bien rendre parias les habitants des paradis. Pour cela, il passe par les gouvernements, complaisants et intéressés, pour dire qu'il est «d'un devoir moral et politique» de ne pas oublier ce cher fisc. Même si le montage juridique utilisé permettait de le faire en toute légalité et impunité.

Mais l'œil de Moscou allié à big brother veillent au grain et aux méthodes pour coucher sur le lit de Procuste les adeptes des paradis. Avant le supplice, les bonnes vieilles recettes sont remises au goût du jour. Celles utilisant, «en toute morale», les sentiments humains. Pas n'importe lesquels bien sûr. On table sur l'envie, la jalousie, la délation que le politiquement correct appelle aujourd'hui «lanceur d'alertes». Jusqu'à ce que le discours tienne assez de place pour faire croire à une révolution venue du peuple pour demander plus d'égalité. Il a raison le peuple. Mais il a un peu de mal à identifier la cible. Le jour où il comprendra que, à être confiscatoire pour dilapider, le fisc étrangle le bon peuple, il se demandera au nom de «quel devoir moral et politique», il doit continuer de l'alimenter.