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Transpirer pour survivre!
Le défi des bibliothèques publiques

«Ca va bouger!» Ce thème surprenant sera décliné sous toutes ses formes lors du septième Samedi des bibliothèques, le 10 mars. Au programme des 42 enseignes vaudoises associées: un éventail d'activités iconoclastes, qui s'éloignent du livre, sans pour autant l'oublier. De la lecture d'une série de textes «remués», par le collectif de jeunes auteurs AJAR, à «Textitude», performance de la compagnie de danse veveysanne ADN Dialect, qui vise à remplacer l'obsession des écrans par celle du livre, en passant par un atelier de «Book Pilates», qui promet lecture et gainage. Coups de cœur de la rédaction, entre Lausanne, Pully, Chexbres, Montreux, La Tour-de-Peilz ou Savigny. Avec cette question en filigrane: les bibliothèques publiques doivent-elles, aujourd'hui, surfer sur la vague des tendances – sport, bien-être ou développement personnel – pour survivre?
Date:08.03.2018
Parution: 891

Au sommaire cette semaine

Opinion

Manger bio oui, mais pas en Suisse

C'est dans l'air du temps. Il faut manger bio, local et possiblement sans gluten. Avec l'arrivée depuis belle lurette de ce mot magique, «bio», les marchands alimentaires, les supermarchés en premier lieu, se sont mutés en experts santé de comptoir. Une façon bien à eux de justifier le prix du légume équivalant à celui du kg de porc. Une récente étude d'Eurostat (office européen de statistique) a publié que la Suisse est encore le pays le plus cher d'Europe en tenant compte des parités de pouvoir d'achat. En moyenne, 56% au-dessus des autres mais on bondit à 72% pour ce qui concerne les denrées alimentaires. Seul le Danemark arrive à régater avec, toujours pour l'alimentaire, 60% de plus que la moyenne européenne. Manger bio suisse et en Suisse est donc hors de prix. Voilà qui pour le ménage moyen annonce soit une diète bienvenue, susceptible de lutter contre l'épidémie d'obésité, soit un approvisionnement non bio. Ces parents-là seront évidemment voués aux gémonies pour oser empoisonner leurs enfants. Pire, pour faire vivre une population de Kenyans qui ramassent des haricots non bio qui, même avec le prix du transport, arrivent à des prix de 50% inférieurs aux produits locaux filandreux mais bio. Mais attention, ne dénigrons surtout pas les produits bio. On leur prête tant de vertus, ce serait se tirer une balle dans le pied que de s'en priver. Il nous reste une solution. Celle d'aller les manger là où les fruits et légumes sont à des prix permettant à tout le monde de vivre sainement. Réservez dès aujourd'hui vos prochaines vacances en Bulgarie, Roumanie, Albanie ou Pologne. Et voyagez avec un grand coffre pour ramener quelques victuailles de réserve. Les prix à l'Est sont 30% au-dessous du marché européen et naturellement bio.

Nina Brissot