Télécharger
l’édition n°904
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Politicien de milice:
Vis ma vie de municipal

Les affaires impliquant des municipaux se succèdent. Ces cas isolés mais bruyants éclipsent une réalité: la bonne santé générale des communes et l'engagement conséquent de la majorité des édiles pour le bien commun. Alors même que la charge de travail a sensiblement augmenté ces trente dernières années et que la politique ne séduit plus, conséquence de changements sociétaux profonds. Résultat, peu de citoyens s'enrôlent et les localités tirent la langue. La preuve: 765 élections complémentaires municipales organisées dans le Canton lors des deux dernières législatures – soit plus d'une par commune en moyenne – et un roulement important dans les Conseils communaux. Ce 10 juin, jour de votation, pas moins de 29 sièges sont à repourvoir. Trois solutions se dessinent: la revalorisation du poste de municipal, la réduction du nombre de sièges dans les législatifs et la fusion. Enquête et témoignages, dont celui de Gérald Vallélian, syndic de Saint-Saphorin.
Date:07.06.2018
Parution: 904

Au sommaire cette semaine

Opinion

Technologie oblige...

L'ère numérique et technologique envahit nos vies, mesure les battements de notre cœur, dicte nos actes pour être en santé. Le téléphone photographie nos états d'âme pour les offrir en pâture à Facebook. Tiens, au fait, répondez-vous à votre portable lorsque vous faites l'amour ? Consultez-vous Doctissimo pour être certain que le moment de jouissance est bien arrivé? Le branchez-vous de façon à ce qu'il mesure vos coups de rein? Pour en faire quoi? Le décharger sur l'ordinateur central de votre médecin ou de votre psy? Bonne idée, ça lui fera gagner un temps précieux apte à respecter le temps de facturation autorisé par la Lamal! L'aide technologique et de l'intelligence artificielle nous permet d'entrer dans le monde de demain et ses bienfaits. Les robots travailleront pour nous. Nous pourrons oisivement nous prêter à toutes sortes d'expériences mesurées par une puce sous notre peau. Elle alimentera le big data qui ensuite dictera ce que nous pouvons faire, dire, manger. Où coucher, avec qui, combien de fois. Tout cela sans l'ombre d'un doute ni d'une culpabilité puisque les choses nous seront dictées. Le confort quoi. A la condition toutefois que des restes d'esprit humain n'entravent pas ce développement merveilleux. Prenons le trafic. Quand big data via un GPS régule la fluidité de manière à pouvoir accéder aux centres villes, il ne faut empêcher que des politiques chagrins suppriment les places de parc. Lorsqu'un espace d'évitement permet aux bus de charger et décharger les utilisateurs, il est regrettable que d'étincelants cerveaux d'urbanistes veuillent rivaliser avec l'intelligence artificielle et suppriment ces espaces, forçant le trafic à attendre derrière le véhicule à l'arrêt. Peut-être que leur puce s'est brouillée avec l'ordinateur central? Ainsi s'ouvre le débat des bonnes et mauvaises puces...