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Ces yeux de voyageurs qui ont façonné les Alpes

Considérées il y a quelques siècles comme une destination obscure et peu engageante, les Alpes sont aujourd’hui prisées pour leur beauté. Au  l du temps, les voyageurs ont contribué à modi  er la perception de la société vis-à-vis des paysages montagneux, comme le montre le projet VIATICALPES. Il comprend notamment une base de données de 3’500 images, issues d’une centaine de récits de voyages datant de la Renaissance au début du 20e siècle, collectées et numérisées par l’Université de Lausanne et accessibles au tout-public. Jusqu’à l’arrivée de la photographie, l’artiste s’est mis au service de la science pour illustrer les récits des premiers explorateurs des sommets, dont Goethe, par exemple, a fait partie. Aujourd’hui, c’est la science qui sert les artistes, les moyens technologiques actuels permettant de capturer des images, puis de les modi er tout à loisir. Une démarche au coeur du travail de l’artiste chinois Wenhuan Shao, qui cherche à symboliser, par une trace blanche sur ses photos, les cicatrices laissées par l’homme au coeur du paysage, exprimant à la fois la force et la fragilité de la nature (voir la photo ci dessus). A découvrir à l’Espace La Fabrik à Monthey jusqu’au 12 mai.
Date:09.05.2019
Parution: 948

Au sommaire cette semaine

Opinion

Au fait, quelle heure est-il?

Quel heureux problème. Supprimer le changement d'heure. Voilà une jacasserie intéressante. Du moins en Europe où la première préoccupation n'est pas sa survie ou de trouver à manger. Bon, chacun ses problèmes. Pour nous, il consiste en une notion de temps. Avons-nous vécu le dernier changement d'horaire ou faudra-t-il encore reculer sa montre en octobre.

Toutefois, pour alimenter une polémique, il faut quelques arguments et lorsqu'ils ne s'imposent pas, on en invente. L'imagination ne manque pas aux lanceurs d'alertes contre le temps. Après avoir déposé leur initiative pour la suppression, la conseillère nationale lucernoise Yvette Eastermann et le paysan grison Armin Capaul (celui qui a voulu protéger les cornes des vaches) ont plaidé pour adopter l'heure d'hiver. Poétique, Madame Eastermann a avancé un argument hautement psychologique, frappé du sceau du bon sens. Elle s'attaque à la dialectique: «L'utilisation des termes «heure d'été» et «heure d'hiver» est connotée, dit-elle. «L'heure d'été est associée au soleil, à la piscine, à la chaleur ou aux vacances, tandis que l'heure d'hiver est plutôt liée à des termes négatifs comme le froid, la neige ou l'obscurité.» Pragmatique, Capaul lui ne veut pas faire les foins s'ils sont encore à l'ombre. Evidemment, si on attend une heure de plus sur le soleil, le repas de midi passe à 13h. Et ça perturbe la traite du soir. Enfer et damnation. Que choisir? La chaise-longue ou le feu de cheminée? Souveraine, et fédéraliste, la Suisse va peut-être laisser le libre choix à chaque canton... Et si Genève choisit l'été, Berne aura bien une heure de retard. Je me demande ce que va faire le Canton de Vaud ?