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Hémorragie chez les roses

Oron Le Parti socialiste Oron-Savigny a lancé un appel aux candidatures sur Facebook. Son président, Romain Richard, explique qu'il s'agit de renforcer les rangs surtout du côté d'Oron après quelques départs dus à des déménagements.

Le PS Oron-Savigny s'affiche également lors de manifestations afin de gagner des membres, comme ici au marché de Savigny.DR

Valérie Blom

La rose rouge recherche des pétales. Le Parti socialiste (PS) Savigny-Oron a publié sur Facebook une annonce de recrutement, comme l'a révélé l'hebdomadaire valdo-fribourgeois Le Messager. Pas de panique, il ne s'agit pas de démissions en masse. «Plusieurs personnes ont quitté la commune, explique son président, Romain Richard. L'une pour les études, l'une liée à un achat d'un bien immobilier et une autre part en Argentine.» Problème, la section du PS Vaud dénombre 14 sièges au Conseil communal d'Oron et 12 à Savigny. Et en cas de départ, il faut pouvoir remplacer l'élu.

Or, lors des élections communales de 2016, une liste de seulement 13 noms a été créée sous le nom du PS Oron et sympathisants pour le législatif de la bourgade vaudoise. Avec Christian Bays élu à la Municipalité, il manquait alors déjà deux conseillers pour occuper les sièges de la gauche oronaise. Jusqu'alors, le parti avait pu faire appel à son réseau. «C'est encore le cas pour ces départs. Nous aimerions bien constituer pour l'avenir un socle de viennent ensuite», note celui qui est aussi le chef de groupe du législatif d'Oron. Le problème ne se pose pas à Savigny, car la liste de 2016 comportait plus de 12 noms. Du coup, ceux en surplus seraient appelés à siéger.

De 20 à 60 ans au PS

Il s'agissait de la première élection avec l'étiquette des partis et les Oronais peinent encore à faire le pas. D'ailleurs, de nombreux habitants qui se présentaient en 2016 ont choisi la bannière du Groupement indépendant Oron (GRINDOR) qui, officiellement, ne s'affiche ni à droite ni à gauche. «Il y a encore une certaine pudeur», confie Romain Richard. Pourtant, il annonce clairement qu'il n'est pas obligatoire de suivre une directive. «Nous ne sommes pas dogmatiques non plus. Nous laissons la liberté de s'exprimer et de voter.» Le but est avant tout de faire avancer la région: «si le PLR propose un projet intéressant nous n'allons pas le bloquer, bien au contraire.» Toutefois, il n'estime pas que les habitants de la région ont plus d'affinités pour la droite. «A l'heure de votations fédérales, Oron se situe souvent à gauche», précise-t-il.

Si quelqu'un est intéressé, il n'est pas nécessaire de passer un entretien. «Il s'agit surtout de discuter autour d'un café de nos valeurs respectives. Il ne faudrait pas qu'une nouvelle recrue soit mal à l'aise avec certaines décisions prises. Ce n'est pas le but.» Là où la section oronaise a fait fort, c'est qu'elle est parvenue à faire chuter la moyenne d'âge du législatif oronais. «Nous comptons effectivement de nombreux jeunes, souligne le président de groupe. Nous aimons leur laisser l'opportunité de se frotter à la politique, sans attendre qu'ils aient fait leurs gammes pour les inscrire sur une liste.» La section Savigny-Oron voit les âges de ses membres aller de 20 à 60 ans. «Cela permet un joli mélange et une belle harmonie.» Le prochain objectif du président est la parité hommes et femmes. «Nous en comptons déjà pas mal, mais je vise l'équilibre!»

Date:14.09.2017
Parution: 868

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