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Pas de hausse d'impôts, du moins pour 2018

La Tour-de-Peilz La Municipalité propose de maintenir le taux d'imposition à 64% pour 2018. Motifs: de très bons comptes 2016 et un plan des investissements révisé, avec en toile de fond le rejet en référendum de la hausse de six points l'an dernier. Ce taux sera cependant réévalué pour 2019 qui devrait voir démarrer plusieurs gros chantiers, dont la construction du nouveau collège Courbet et la rénovation du Château.

Plusieurs investissements ont été replanifiés, notamment pour le nouveau collège Courbet, devisé à près de 30 mios. Neff Neumann Architectes - nighturse images Zurich

Priska Hess

Plus de 6,8 millions engrangés et une marge d'autofinancement de 7,8 millions: les comptes 2016 de la Tour-de-Peilz se sont finalement révélés bien meilleurs que les prévisions budgétaires, qui annonçaient un déficit de 3 millions de frs. Ce bon résultat a convaincu la Municipalité de proposer le maintien pour 2018 au taux de 64% de l'impôt cantonal de base. A ces arguments s'ajoutent un contexte économique jugé «plutôt favorable» et surtout la replanification de plusieurs investissements, notamment pour la maison de commune, le nouveau collège Courbet et le Château. Si bien que les dépenses d'investissements devraient finalement se monter à 6,6 millions pour 2017 et à environ 12,6 millions pour 2018, alors qu'elles étaient respectivement planifiées à 17,1 millions et à 18,7 millions. «L'excellent résultat des comptes 2016 et la trésorerie correspondante permettront sans doute d'autofinancer ces investissements en 2017», analyse la Municipalité, tout en envisageant un possible recours à l'emprunt pour les investissements prévus en 2018. La dette actuelle de 20 millions étant encore loin du plafond d'endettement fixé à 85 millions.

S'est-on trop alarmé?

Reste que la situation financière boélande semble désormais sereine en regard des inquiétudes exprimées ces dernières années quant à la capacité de la commune à absorber ses futurs investissements, mais aussi à financer son ménage courant. Ce qui avait conduit la précédente Municipalité a demandé une hausse d'impôts de 6 points (dont 2 pour le ménage courant), hausse balayée par référendum en novembre dernier. «L'ancienne Municipalité ne voulait pas reporter la responsabilité des options prises durant sa législature. L'idée était aussi qu'il valait mieux économiser plutôt que la nouvelle génération ait à assumer des dettes trop conséquentes», explique le municipal des finances Jean-Pierre Schwab. Quant au décalage entre les prévisions budgétaires et le très bon résultat des comptes 2016, «il tient à l'augmentation conséquente des rentrées de deux postes, à savoir 4 millions de plus pour les impôts et 2,8 millions de plus pour la péréquation, ce qui n'était pas prévisible. Sans l'augmentation de ces deux postes, le budget aurait été pile dans la cible».

Hausse d'impôts pas inéluctable

Si le taux de 64%, proposé pour l'année 2018 uniquement, sera réévalué pour 2019, cela ne signifie pas qu'une hausse d'impôts se profile inéluctablement, de l'avis de Jean-Pierre Schwab: «Il est évident que l'on ne pourra pas proposer d'augmenter les impôts si les bénéfices des prochains exercices sont à nouveau de l'ordre de 6 ou 7 millions!», estime le municipal, en rappelant qu'il faut cependant distinguer le ménage courant des dépenses d'investissements. «Une commune ne devrait pas devoir recourir à l'emprunt pour financer son ménage communal; si la marge d'autofinancement s'avérait à nouveau problématique aux comptes 2017, comme en 2014 et 2015, la Municipalité devrait donc envisager de demander 1 ou 2 points d'impôts supplémentaires. C'est différent pour ce qui est des investissements, qui peuvent être financés par l'emprunt si nécessaire. Ils commenceront à peser vraiment à partir de 2019 seulement, avec le démarrage des travaux de construction du nouveau collège Courbet et de rénovation du Château. Pour ma part, je ne me vois pas augmenter les impôts pour des travaux qui n'ont pas encore eu lieu et alors que les comptes sont bons. Quoi qu'il en soit, nous réexaminerons la situation à la lumière des comptes 2017.»

Date:14.09.2017
Parution: 868

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