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Un boulet vise 352 habitants...

Lutry La mise en place de zones réservées sur les zones à bâtir, comme exigée par la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT), soulève des commentaires acerbes de la part des élus, qui acceptent toutefois la révision du PGA. Le taux d'imposition est quant à lui maintenu à 55,5, l'un des plus bas du Canton.

«Ce zonage est ridicule et nous n'arriverons pas à l'atteindre», estime le municipal Pierre Alexandre Schlaeppi. Adobe Stock

Nina Brissot

«Nous sommes obligés d'accepter, car nous n'avons pas de marge de manœuvre. Mais nous vivons ici une situation exemplaire de démesure de la machine administrative qui va à l'inverse du bon sens. Et je suis étonné de la manière dont on nous impose les choses.» Par ces petites phrases lancées au Conseil communal du 30 octobre, le PLR Bernard Hagin résume l'incompréhension de ce blocage de zones pour une augmentation éventuelle de la population estimée à 352 habitants. Il découle de la LAT la nécessité d'une révision partielle du plan général d'Affectation (PGA) pour lequel un crédit est voté dans la foulée. Afin de modérer les propos de Bernard Hagin, la présidente de la commission Monique Weber-Jobe (Soc.) concède que, oui, sortir la grosse Berta pour tuer une mouche est quelque chose de difficile à admettre mais il faut positiver. La révision du PGA ne répondra pas uniquement aux injonctions de la LAT mais apportera une réflexion sur le futur de Lutry. Municipal responsable, Pierre Alexandre Schlaeppi en remet une couche: «C'est un dossier très particulier, très invasif et en effet, on tire au canon pour 352 habitants. Nous avons un territoire urbanisé qui pose un problème de dézonage, c'est du mitage à l'envers. On n'a pas de marge de manœuvre et l'on est pris en tenaille entre la LAT et la LLavaux. Ce zonage est ridicule et nous n'arriverons pas à l'atteindre mais nous allons essayer», explique l'édile PLR.

187'000 frs pour le PGA

Plusieurs conseillers s'expriment, dont un voyant son projet de vie, qui venait de passer avec succès la mise à l'enquête, être coiffé au poteau par l'application de cette loi. Il refusera, évidemment le préavis annonce-t-il. Le président Olivier Rodieux, qui tient le Conseil d'une main de fer, accélère un peu le rythme et passe au vote. Résigné, le Conseil vote majoritairement oui avec un non annoncé et 4 abstentions. Quant au crédit de 187'000 frs pour le PGA, il a été accepté dans les mêmes proportions.

Date:09.11.2017
Parution: 876

Passage en force sur le stationnement?

Une intervention musclée du Conseiller Raymond Sudan (indépendants/Verts Libéraux) a encore occupé les débats. Via une motion, transformée en postulat. Il a voulu contester l’entrée en vigueur de la modification du régime de parcage prévu au 1er novembre dans le Bourg. Raymond Sudan estime que la Municipalité met la charrue avant les bœufs en prenant une décision alors que, par voie de postulat, une Conseillère avait demandé une démarche participative sur le sujet. Une commission a été nommée qui s’est réunie deux fois. Cependant elle n’a pas terminé son travail, aucun rapport n’a été élaboré et Raymond Sudan reproche à la Municipalité de prendre des décisions avant la fin des consultations. Le syndic a expliqué qu’il s’agit d’une décision qui relève de la Municipalité. Que les quelques horodateurs prévus ne vont pas changer grand-chose à la problématique du stationnement qui est encore en étude. Au vote, une courte majorité et une douzaine d’abstentions à fait pencher pour le rejet de ce postulat.

A 55,5% le taux d'imposition reste très bas

Les bienheureux lutryens bénéficient avec leur 55,5% d'un des taux les plus bas du Canton. La Municipalité a proposé de le reconduire pour deux ans selon la coutume. Cependant, la commission des finances, suspectant des besoins importants, notamment à cause de la nouvelle péréquation financière à venir, a proposé un amendement pour reconduire ce taux pour un an seulement. Ce qui a été adopté. Alessandra Silauri s'est inquiétée de savoir s'il s'agissait d'un cas d'exception ou s'il faudrait trainer cette incertitude d'année en année. A quoi Etienne Blanc, président de la commission des finances ad-interim, a répondu qu'une décision dans un sens ou l'autre pourra être prise lorsque toutes les données sur la péréquation seront connues.

Quatre ténors démissionnent, dont Kudelski

Lors de cette même séance, plusieurs ténors du Conseil ont annoncé leur départ. Christophe Gessner (PLR), président de la commission des finances après 40 ans sur les bancs du Conseil, le député Christian Van Singer (Verts) qui est opposé aux doubles casquettes, Alexandre Gay (PLR), après 20 ans de fidélité et, en fin de session, André Kudelski (PLR), qui a annoncé à tout le monde son prochain départ pour les Etats-Unis et par conséquent sa démission du Conseil.

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