Télécharger
l’édition n°877
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Polémique autour du parc locatif veveysan

Gérances Vevey Libre estime avoir été court-circuité par la Municipalité concernant l'externalisation de la gestion des immeubles locatifs de la ville. 433 biens immobiliers sont concernés. Un guichet d'accueil sera néanmoins maintenu au sein du service communal des gérances.

La gestion des 433 biens du parc immobilier de la Ville de Vevey était assurée par trois gérances, ainsi que par la Ville pour quelques bâtiments. DR

Sandra Giampetruzzi

Depuis 2006, la gestion des 433 biens du parc immobilier de la Ville de Vevey est assurée par trois gérances pour le plus grand nombre et la Ville pour quelques bâtiments. Mais mardi 7 novembre, la Municipalité envoie un communiqué annonçant qu'elle a décidé de confier la gestion des immeubles locatifs de la Ville à la Société coopérative d'habitation Lausanne (SCHL), tout en maintenant un guichet d'accueil pour ses locataires au sein du service communal des gérances. Une décision en adéquation avec son programme de législature qui vise à favoriser l'accès au logement pour tous. Mais les deux municipaux de Vevey Libre ne figurent pas sur le communiqué, alors même que Michel Agnant est en charge du dicastère du logement. Il n'en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres. «Vevey Libre s'étonne de ce communiqué alors que dimanche nous avions envoyé au greffe une motion demandant l'internalisation du secteur des gérances. Cette motion devait être développée à la séance du Conseil communal du 9 novembre, annonce Francis Baud. C'est une tentative qui court-circuite l'exercice de droit à l'initiative d'élus communaux qui ont à cœur d'assurer un logement pour tous».

Le feu n'a pas pris

Du côté de la Municipalité, on assure qu'une décision a été prise le 27 juin afin de résilier au 30 juin 2018 les contrats de gérance qui la lient à des sociétés privées. Et le 5 octobre, elle a décidé, dans un souci de contenir les dépenses financières, de ne pas créer de toutes pièces un secteur gérance nécessitant l'embauche de nouveaux collaborateurs au sein de la Direction des affaires sociales, du logement et de l'intégration. Dans les milieux politiques locaux, on parle de rupture de collégialité au sein de la Municipalité, car certains membres de la Municipalité pensent que les deux élus de Vevey Libre ont donné l'impulsion à cette motion, ce que réfute Vevey Libre. Les débats du Conseil communal présageaient d'être nourris, mais la mèche n'a pas été allumée.

Rester proche des usagers

Vevey Libre justifie le rapatriement de la gestion des immeubles locatifs au sein de l'administration communale afin d'assurer un service public proche des usagers et de réduire les démarches administratives et un nombre d'intervenants au strict minimum afin de minimiser les dépenses. Lors des débats, il a été discuté de la recevabilité d'une telle motion qui a d'ailleurs été transformée en postulat, car le Conseil communal peut demander à la Municipalité d'étudier une proposition et de présenter un rapport ou demander une étude sur un sujet, mais pas de lui faire une injonction. Dès lors, le Conseil communal a décidé à une large majorité que ce postulat n'était pas recevable. Isabel Jerbia (PS) s'est d'ailleurs étonnée d'une telle démarche puisque le communiqué de la Municipalité répond à un postulat qu'elle a déposé en octobre 2016 et qui proposait une ville gestionnaire de son patrimoine immobilier. «Mon postulat demandait déjà que la Municipalité étudie le sujet. Elle y a répondu en partie aujourd'hui par ce communiqué. Cela ne sert à rien de redéposer le même postulat», déclare la conseillère socialiste. Finalement, il a été décidé de ne pas entrer en matière sur le postulat et de prendre acte de la décision municipale.

Date:16.11.2017
Parution: 877

Dans ce dossier

Documents

Vidéo
Documents audio