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Le français évolue

Pour être politiquement correct, ne heurter personne et ne pas se retrouver devant un tribunal pour usage ordurier de mots simples, il faut châtier son vocabulaire. On ne dit plus violeur, pervers ou, comme autrefois, vieux cochon. Non, il s'agit aujourd'hui de personnes atteintes d'hypersexualité, de trouble de la sexualité ou de dépendant affectif et sexuel. On ne dit pas non plus vaurien ou voyou mais petit délinquant. Bref, pour être dans le bon langage, il faut utiliser les bons mots. A l'instar de cet épisode qui voit une cliente casser une bouteille à la caisse d'un magasin. Il faut appeler un technicien de surface. Et s'il traine, surtout ne dites pas «La prochaine fois je viendrai avec ma femme de ménage» mais «Je serai accompagnée de mon employée de maison.» Quant au technicien, il expliquera qu'il était occupé à maitriser un individu connu des services de police. Attrapé comme multirécidiviste du vol à l'étalage, il retenait le directeur contre son gré.

Et si vous apprenez que le père de votre amie est en fin de vie, demandez-lui gentiment s'il est en phase terminale, s'il a à ses côtés une auxiliaire de vie et si, en tant que proche aidante, votre amie est soutenue par les prestataires de services certifiés dans sa commune.

Enfin, si votre gosse se montre cancre (pardon, récalcitrant aux études), surtout n'allez pas parler à son instituteur, régent ou enseignant mais à son maître ou professeur d'école. Sans quoi c'est vous qui risquez de vous ramasser un zéro en éducation à la citoyenneté. Mais je pense qu'on doit plutôt dire: «Vous risquez d'être tancée pour ne pas connaître le bon vocabulaire.» Nina Brissot

Date:16.11.2017
Parution: 877

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