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Le marché favorise la propriété

Investissement Les loyers montent, les taux hypothécaires baissent. Et malgré une légère détente dans le canton de Vaud, le taux de vacance des appartements en location reste faible. Dans ce contexte, ne vaut-il pas mieux investir dans un bien immobilier?

Si le taux de rendement de l'immobilier a un peu baissé ces dernières années, investir dans la pierre demeure une valeur stable et sans grand risque. LDD

Magaly Mavilia

Un jeune couple qui se met en ménage aujourd'hui va dépenser grosso modo 20'000 frs par année pour se loger dans un trois-pièces. A l'âge de la retraite, il aura «perdu» près d'un million. Vu sous cet angle, devenir propriétaire aujourd'hui est une option intéressante. Eclairage avec Guy Barboni, directeur opérationnel de DL, leader romand du conseil en financement immobilier et du courtage de prêts hypothécaires

Quels sont les arguments en faveur d'un investissement immobilier?

> Le premier argument est financier. Avec des taux hypothécaires aussi bas, devenir propriétaire est une excellente idée, les charges du financement étant souvent inférieures aux charges de location. Par ailleurs, investir dans la pierre ou dans sa prévoyance semble aujourd'hui moins risqué qu'investir dans les valeurs mobilières (actions, obligations, etc.). Nous conseillons aussi d'acheter car désormais les valeurs des biens sont relativement stables. Il n'y a probablement pas de plus-value significative à attendre mais pas de perte importante à prévoir non plus, au moins dans les centres urbains.

Quels rendements peut-on attendre?

> Le rendement de l'immobilier dépend de trois facteurs: la valeur du bien, le montant des fonds propres et le loyer que l'on peut en tirer. Historiquement, on parlait de taux de rendement autour de 5% pour des biens résidentiels. Aujourd'hui, la moyenne se situe plutôt aux alentours des 3 à 3,5% et jusqu'à 5% pour des biens commerciaux.

La valeur des biens immobiliers n'a cessé d'augmenter entre 1995 et 2015. Depuis, les prix se sont alignés sur les revenus des potentiels acheteurs, ceux-ci ayant stagné voir baissé ces dernières années. De ce fait, certains types de biens, comme la villa individuelle de standing, ont perdu de leur valeur, contrairement aux appartements en PPE (Propriété Par Etages) par exemple. Il faut encore noter que, dans de grands centres urbains, comme à Genève, la valeur des biens a souvent doublé ces vingt dernières années.

Quels vont être, selon vous, les effets de la densification urbaine induite par la nouvelle Loi sur l'aménagement du territoire?

> Le marché est très différent d'une région à l'autre. Mais l'on peut dire que le risque de baisse de prix est moins élevé dans les centres urbains que dans les zones périphériques.

Et si le taux hypothécaire grimpe?

> Les conditions ne sont plus exactement les mêmes que lors de la hausse de la fin des années 80 où le taux avait doublé. Aujourd'hui, un certain nombre de contraintes bancaires assurent la régulation du marché. La structure des prêts hypothécaires a changé également et permet désormais de contracter des prêts de très longue durée, jusqu'à 20 ans. Ce qui offre une certaine marge de sécurité. Cependant, il n'est pas possible de prévoir quelle sera la situation dans 20 ans. Si augmentation significative il y a, il faut dans tous les cas être suffisamment prévoyant pour pouvoir amortir de manière conséquente.

Suite en page 41

Date:14.12.2017
Parution: 881

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