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Le budget a failli passer à la poubelle

Vevey Tablant sur plus d'un million de déficit et un autofinancement de 8,5 mios, pour des charges de 150 mios, les prévisions 2018 ont été combattues par une grande partie de la droite et l'extrême gauche, qui préconisaient un refus. Motif: les économies promises lors du vote sur la hausse de trois points d'impôts ne sont pas suffisantes. Après sept heures de débats, le budget passe la rampe de justesse.

Dès janvier, sur la Place du Marché, il ne sera plus possible de surfer sur le réseau wifi de la Ville.DR

Sandra Giampetruzzi

Soulagement sur le banc municipal. Après deux séances, les 7 et 14 décembre, et sept heures de débats sur le budget 2018, les mesures d'économies des autorités, ainsi que les amendements proposés par la commission des finances, ont été validés. Mais l'exercice a été compliqué. Sur des charges s'élevant à quelque 150 mios de francs, le déficit de la commune de Vevey se montait à un peu plus d'un million de frs avec une marge d'autofinancement avoisinant 8,5 mios de francs. Après les amendements déposés par la commission des finances et acceptés par le Conseil communal, le déficit est un peu plus important que prévu, une hausse de 3'700 frs par rapport au budget initial, soit un déficit de 1,13 mio de frs. C'est surtout la culture qui est rabotée, avec une coupe de 284'000 frs qui touche les musées Jenisch, Historique et de l'Appareil photo. L'entretien des bâtiments perd 150'000 frs et la voirie 200'000 frs.

Des promesses pas tenues

Mais pour faire passer la hausse de 3 points d'impôts votée en octobre, la Municipalité s'était engagée à trouver des économies à hauteur de 1,2 mio. Et à l'heure de passer au vote, la droite ne l'a pas oublié, même si ses membres étaient partagés. «Je refuse ce budget car nous avons accepté une augmentation du taux d'impôts, à condition d'atteindre les économies promises par la Municipalité, soit 1,2 mio de francs et ce n'est pas le cas», lance Christophe Ming (PLR). Quant à l'UDC, elle avait d'emblée annoncé la couleur, elle le refuserait. Le PDC était pour sa part partagé. Si le parti salue les efforts consentis, il estime que la Municipalité aurait pu faire mieux. Une grande majorité de la droite a donc fait bloc contre la gauche, favorable au préavis, excepté Décroissance-Alternatives qui ne s'est pas reconnu dans ce budget.

«Ce n'est pas notre budget»

Le scénario était quasiment identique à celui de l'année dernière où le PLR avait assommé le Conseil communal d'un nombre important d'amendements pour tenter de faire des économies. Cette année, c'est Décroissance-Alternatives qui s'en est chargé, proposant des diminutions de prestations, notamment concernant les feux d'artifices de Nouvel An et de la manifestation du 1er août, des moyens de diffusion de l'information, des honoraires des municipaux, des moyens alloués à la promotion économique, mais aussi du maintien d'autres prestations comme celles liées à la médiathèque, aux événements populaires ou culturels. Tous leurs amendements ont été balayés. «Ce n'est pas notre budget, nous allons donc le refuser», s'exclame Gilles Perfetta.

Dans ce contexte, l'incertitude a vite gagné le banc de la Municipalité. «Nous avons fait des efforts et nous tendons vers l'équilibre, souligne la syndique, Elina Leimgruber. Si vous refusez ce budget, nous devrons prendre d'autres mesures», sous-entendu plus drastiques. La situation était donc tendue. Au final, le budget 2018, tel qu'amendé, a été accepté de justesse par 38 voix favorables, 32 non et 8 abstentions.

Date:21.12.2017
Parution: 882

Les élus suppriment le wifi public gratuit

Comme l'année dernière, le montant alloué à la retransmission TV des séances du Conseil communal a été longuement débattu. Cette fois, dans le but de faire des économies, les autorités ont supprimé l'entier de cette prestation, mettant un terme aux diffusions télévisées. Mais le Conseil communal en a décidé autrement. Il a proposé de maintenir 37'000 frs, correspondant aux prestations actuelles pour une durée de six mois, temps qui devra être mis à profit par la Municipalité pour proposer un nouveau concept d'information à la population, incluant les réseaux sociaux.

La Municipalité demandait également un montant de 30'000 frs pour installer un nouveau réseau wifi dans les lieux publics, soit une hausse de 8'000 frs par rapport à 2017. Le réseau actuel, vieillissant, engendre de nombreux frais de dépannage. Le législatif a décidé de ne pas octroyer cette hausse et de maintenir le même montant que celui alloué en 2017. Conséquence? Dès janvier le wifi n'émettra plus dans les lieux publics de la ville de Vevey, y compris au camping de la Pichette, ni dans les bureaux de l'administration.

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