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N'aura plus Food truck qui veut

législation Dès 2020, les exploitants de ces camionnettes de vente de plats cuisinés devront détenir une licence, avec une formation obligatoire de 12 jours. Ils ont deux ans pour se mettre aux normes. D'ici là, les consommateurs peuvent être rassurés, les directives d'hygiène sont respectées.

Il est plus simple d'investir pour un Food truck que pour un café ou un restaurant. DR

Valérie Blom

Hamburgers, plats indiens, pâtes, sandwichs: les Food trucks peuvent proposer toutes sortes de plats cuisinés, en fonction des talents de leur exploitant. Littéralement «camion de nourriture», il s'agit souvent de petites camionnettes dans lesquelles il est possible de cuisiner ou de réchauffer des plats, puis de les proposer directement sur la place publique. Depuis quelques années, leur nombre est en constante augmentation, et le canton de Vaud en dénombre une centaine.

Si bien que le Conseil d'Etat, poussé par le postulat du député UDC au Grand Conseil Michel Miéville, exige désormais des responsables de Food trucks qu'ils suivent une formation de 12 jours. A la clé, un examen permettant d'obtenir une licence d'exploitation. Les professionnels ont deux ans pour se mettre à jour. «Nous avons estimé que ce laps de temps est adéquat, précise Albert von Braun, chef de la police cantonale du commerce. Il faut laisser un délai suffisant à GastroVaud pour mettre ces cours sur pied et aux exploitants pour les suivre.»

Tout n'est pas permis!

Une fois obtenue, la licence devra être affichée à la vue du public, à l'exemple de celle des cafetiers-restaurateurs (anciennement connue sous le terme de «patente»). Ce qui ne signifie pas que durant deux ans tout est permis. «Les mesures d'hygiène sont vérifiées et doivent être respectées de toute manière, précise le chef de service. Il y a un contrôle préalable au moment où un responsable de Food truck s'annonce auprès du Service de la consommation et des affaires vétérinaires ainsi que des vérifications inopinées en cours d'exploitation. D'expérience, ces commerçants représentent réellement de bons élèves.»

Les Food trucks sont à la mode

Dès le 1er janvier 2020, les responsables de ces camionnettes de cuisine mobiles devront être aux normes. Dès cette date, ceux qui voudront se lancer sur le marché suivront ces cours au préalable, au contraire de ceux qui bénéficient actuellement d'une autorisation provisoire. Si actuellement les Food trucks connaissent un succès grandissant, il n'est pas certain que la licence freine ces ardeurs. «Il ne s'agit que de 12 jours de cours, contre 26 pour un cafetier-restaurateur, développe Albert von Braun. La durée et le coût demeurent moins importants. En outre, cela s'inscrit dans une tendance d'économie 4.0, comme Uber ou Airbnb (réd: Uber réunit des taxis commandés via une application et Airbnb permet de loger chez un privé lors d'un voyage). Les Food trucks bousculent à leur tour des modèles établis.»

Date:18.01.2018
Parution: 884

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