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Jaman sans mon film !

Montreux Un documentaire retrace les deux premières années de la maison de quartier de Clarens. L'œuvre du réalisateur Jean-François Blanc sera présentée au public le 8 mars à la rue Jaman 8. L'heure est au premier bilan. Bande-annonce.

Arrivé à Clarens après sa retraite en 2012, Jean-François Blanc a découvert la vie locale caméra au poing. En documentant les deux premières années de la maison de quartier.

Textes et photo: Amit Juillard

Des rires, des pleurs. Des enfants, des aînés. Des danses, des tablées. Des Suisses, des étrangers. La vie d'une maison de quartier ressemble au synopsis d'un film. Documentaire, en l'occurrence. Deux ans durant, Jean-François Blanc s'est immiscé, caméra au poing, dans le quotidien du numéro 8 de la rue Jaman à Clarens. De l'inauguration à la fête du deuxième anniversaire. «Il y a beaucoup de structures similaires dans le canton. C'est pourquoi je me suis intéressé avant tout à des initiatives locales originales», explique cet ancien responsable du secteur audiovisuel de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL). Résultat: 1h17 d'images bigarrées, de rencontres et de musique. «Jaman 8/La vie tout court (bouquet final!)» sera présenté au public le 8 mars à 19h30 dans l'édifice qui lui a servi de décor.

Sans nation ni drapeau

«Lors de l'ouverture officielle, la municipale Jacqueline Pellet avait utilisé les mots «la vie tout court» en parlant de l'endroit tout juste inauguré. Qu'est-ce que «la vie tout court»? Je me suis posé 1'000 fois la question! C'est devenu le fil rouge de mon film», sourit le retraité arrivé à Clarens en 2012. Outre les cérémonies et les fêtes, c'est surtout vers des projets citoyens que son caméscope s'est tourné. Dont «ethno-couleurs», de l'Association pour le français à Clarens. Séquence: au mur de la salle, des costumes traditionnels, cousus à la main. Du Brésil au Kosovo, en passant par l'Espagne. Autant de cultures revisitées lors de spectacles de danse colorés. «Le but est de montrer aux enfants qu'on peut travailler ensemble. La musique n'a pas de nation ni de drapeau», soulignent en cœur Antigona et Sanije, les organisatrices bénévoles. Pause. «Ce qui est extraordinaire, c'est qu'au sein de ce projet, tous les pays des Balkans sont réunis, confie Jean-François Blanc. Après des années de guerre dans cette région d'Europe, ce n'est pas rien de parvenir à cette ouverture réciproque!»

Un esprit des lieux est né

La projection publique prendra des airs de premier bilan alors que la maison de quartier a fêté ses deux ans en décembre 2017. «Au départ, je me demandais si cette maison allait avoir une âme, raconte Jean-François Blanc. Ou si elle ne serait que la somme des activités qui s'y passent. Aujourd'hui, c'est indiscutable: il y a un véritable esprit des lieux qui les lie entre elles.» Par essence, le but d'une structure comme Jaman 8 est son appropriation par usagers. Qu'ils viennent, qu'ils partent. Un objectif inatteignable: «Une autonomie totale de fonctionnement est sans doute utopiste et nécessiterait un socle associatif plus grand, glisse le septuagénaire. Mais la maison de quartier me semble sur la bonne voie, puisqu'une grande part de ses activités est désormais faite par et pour ceux qui la fréquentent. Ceci grâce à la coordination de l'équipe d'animation et aux nombreux bénévoles présents.» Mais comment faire vivre cette utopie? La soirée du 8 mars vise deux publics: les habitués, qui ne connaissent pas toutes les facettes de l'établissement, et les autres, qui n'ont jamais poussé la porte. L'occasion de réunir plusieurs mondes dans une salle polyvalente.

Date:22.02.2018
Parution: 889

172 visites par jour et une quinzaine d'activités proposées

Coût de la construction:

>10,9 mios de frs

Début du chantier:

>28 juin 2013

Inauguration:

>7 novembre 2015

Budget de fonctionnement:

>320'000 frs par année,

pour le secteur «pour tous», regroupant les associations et les activités.

Bâtiment:

>5 étages

dont deux étages pour trois classes d'école, un réfectoire scolaire, un foyer, un centre de loisirs et sept salles polyvalentes.

A l'intérieur:

Une quinzaine d'activités associatives hebdomadaires (cours de français, école de musique, de danse, atelier de préparation à la naturalisation, entre autres). Entre autres.

Fréquentation:

>172 visites

Par jour en moyenne (le centre de loisirs et l'accueil parascolaire du midi inclus)

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