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Enfants cherchent accueillants, mais pas n'importe qui

Social D'un côté, il y a des mamans qui travaillent, de l'autre, des mamans ou grands-mamans prêtes à s'investir auprès des enfants. Comment les faire se rencontrer? Le plus simple est de s'adresser à l'Association du Réseau d'Accueil de jour des Enfants de Lavaux, qui couvre cinq communes. Mais être ou devenir famille d'accueil ne s'improvise pas et n'est pas accueillante qui veut. Eclairage.

Les cours sont axés sur le développement de l'enfant, sa sécurité, la prévention, la communication et le positionnement des accueillants. Adobestock

Nina Brissot

Cinq communes: Bourg-en-Lavaux, Chexbres, Puidoux, Rivaz et St-Saphorin font partie de l'Association du Réseau d'Accueil de jour des Enfants de Lavaux (Arajel), ainsi que deux fondations, Piccolino à Cully, et la Fondation en faveur des familles du Cercle de St-Saphorin, à Puidoux. Dans ces régions, la demande d'accueil est en augmentation et une liste d'attente est établie. Aujourd'hui, il manque des accueillantes. Or en 2006, le Canton s'est doté d'une loi pour l'accueil de jour des enfants (Laje) qui a pour but de mettre en place, sur tout le territoire vaudois, «une offre suffisante en places d'accueil, accessibles financièrement, permettant aux parents de concilier vie familiale et vie professionnelle. Dans la région concernée, c'est Arajel qui joue ce rôle permettant de mettre en contact des mamans recherchant une solution pour placer leurs bambins, généralement à temps partiel et des personnes formées pour le faire. Mais le réseau a besoin d'être étoffé.

Pas d'improvisation

Comment fonctionne ce réseau? Etre ou devenir famille d'accueil ne s'improvise pas et n'est pas accueillante qui veut. Un cadre comprenant une formation, des rencontres, un soutien professionnel et logistique est mis en place. Les accueillant(e)s, car certains réseaux ont aussi des papas d'accueil, passent une période probatoire d'autorisation provisoire de garde d'enfants à domicile. Ensuite de quoi une reconnaissance officielle leur est octroyée. L'obtention de cette certification nécessite de suivre des cours intensifs, organisés sur dix soirées. Dispensés par la Communauté d'intérêt pour l'accueil familial de jour (CIAFJ), ces cours sont axés sur le développement de l'enfant, sa sécurité, la prévention, la communication et le positionnement des accueillants. Avec cette reconnaissance officielle, les personnes peuvent alors garder à leur domicile, quotidiennement, un ou plusieurs enfants entre 16 semaines et 12 ans. Quant aux parents qui doivent trouver un accueil le temps de se rendre à leurs obligations professionnelles, ils ont, grâce une qualité d'accueil bien établie, l'assurance de confier leurs enfants à des personnes compétentes et bien formées. Pour Arajel, Marina Balimann, coordinatrice, assure le lien entre les parents et la personne d'accueil. C'est également elle qui contrôle aussi la qualité de l'accueil.

Qui peut confier son enfant ?

Evidemment, des conditions sont requises pour pouvoir confier son enfant à des accueillantes de l'Arajel. La première étant que les parents qui exercent une activité professionnelle soient domiciliés sur l'une des cinq communes membres. Tout comme les accueillantes. Quant au financement, il est calculé sur le revenu de chaque famille. Pour l'accueillante, la somme n'est pas mirobolante. Elle se situe à 6,50 frs de l'heure par enfant. Ce qui veut dire qu'avec trois enfants sous sa garde, une personne peut arriver à une vingtaine de frs de l'heure. Par contre, elle sera assurée d'un revenu en cas de maladie ou d'accident.

Date:08.03.2018
Parution: 891

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