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Compétitivité, inventivité, volonté et vérité en 2018

Economie Domiciliée à Paudex, la Fédération Patronale Vaudoise (fPv) a choisi Vevey pour y tenir son assemblée des délégués. Vevey et sa future fête des Vignerons (FdV), présentée lors de cette soirée par l'abbé-président François Margot.

C'est un public captivé qui est venu à l'assemblée de la Fédération Patronale Vaudoise. De gauche à droite au premier rang, la Conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro, l'Abbé président François Margot, Roland Berdoz, préfet du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut et Etienne Rivier, conseiller municipal de la ville de Vevey. M. Di Donato

Nina Brissot

La soirée était, dirons-nous, placée sous le signe de la couture. Christophe Reymond secrétaire général de la fPv à taillé une veste sur mesure à l'UDC, tandis que l'abbé-président a procédé à quelques retouches sur le costume de la ville de Vevey. La bonne humeur était toutefois présente.

En préambule, Pierre-André Meylan, président de la fPv s'est félicité de l'échec dans les urnes de l'initiative demandant à prendre en charge les frais dentaires et qui auraient été financés par un prélèvement sur les salaires dont une part patronale. Il a déploré le fait que l'on demande de plus en plus aux entreprises qui parfois doivent se substituer à l'Etat et soient tenues d'assumer directement telle aspiration individuelle ou telle dépense qui incomberait naturellement à l'individu ou à la collectivité.

Pris dans la révolution digitale souvent trop rapide, dans une concurrence démultipliée, le milieu politico-économique vit dans de grandes préoccupations. Les plus dominantes sont les retraites, la fiscalité, les relations avec L'UE. Pour ce qui est des retraites et leurs réformes indispensables, Christophe Reymond est d'avis que le temps donnera raison à ceux qui préconisent une approche renouvelée fondée sur les années de cotisation. Il pense qu'il faut pour l'instant laisser aux «gros bras du PLR et aux organisations économiques alémaniques, le temps d'essuyer quelques échecs». Autrement dit, encore un cas où il est urgent d'attendre. Un peu ! Pour ce qui est de la fiscalité, le secrétaire général a admis qu'il reste du pain sur la planche. Mais c'est le Conseiller d'Etat, Philippe Leuba qui a le mieux résumé la chose: «si nous avons bien mené la réforme de la fiscalité des entreprises, (reprenant au passage le slogan , il a ajouté: pour ce qui est de l'impôt sur la fortune, nous ne sommes pas bons »

Les baillis bruxellois...

Pour ce qui concerne les relations de notre pays avec l'Union Européenne, UE, Christophe Reymond s'est emballé: «Le parti UDC a fait de l'UE l'une de ses raisons de vivre. Il soupçonne par principe l'intelligentsia de vouloir brader le pays et ses libertés aux baillis bruxellois»! Et de tancer l'initiative «pour une immigration modérée » jugée inadmissible, ayant pour seul objectif un but électoral alors que le parti s'autoproclame proche des intérêts des entreprises». Relativement moins optimiste sur les accords à venir avec l'UE, il déclare néanmoins «nous soutiendrons avec enthousiasme le Conseil fédéral et nos négociateurs dans leurs efforts». Et pour résumer, Christophe Reymond préconise de la compétitivité dans le dossier fiscal, de l'inventivité pour traiter la prévoyance vieillesse et du volontarisme et la vérité dans le dossier des relations multilatérales.

La Fête des vignerons

Invité à présenter quelques aspects de cet événement planétaire – du moins par sa couverture médiatique – que sera la prochaine fête des vignerons de 2019, l'Abbé président François Margot a fait une brillante présentation très applaudie. «Dernièrement, le monde a rapidement et radicalement changé et les hommes aussi. En une génération dans ce monde qui va si vite que veulent dire les expressions: thèmes, traditions, évolution, originalité? Il faut, avec les mots d'aujourd'hui parler de la culture et de l'histoire de la vigne mais aussi de la Confrérie». Ce décor une fois planté, il a parlé avec passion de cette fête dont les origines remontent à 1797 lorsqu'une tradition de fustiger sur la place publique les mauvais vignerons s'est transformée en louanges pour le meilleur vigneron. Mais comment toucher aujourd'hui un public qui n'est plus proche de la terre et du travail du vigneron? L'Abbé Président a résumé: Vous le verrez vous-mêmes, Daniele Finzi Pasca, le metteur en scène va mettre du sel dans l'émotion, va vous toucher au cœur et aux tripes, il va vous faire chavirer. Il a levé le voile sur quelques scènes (Le Régional y reviendra régulièrement) et après quelques allusions à fleuret moucheté voire à lame nue adressées à la Municipalité de Vevey, il a tout de même osé un «La Ville de Vevey a tout à tirer de la Confrérie et compte tenu des retombées positives de cette fête pour elle, il serait bien qu'elle ne nous considère pas seulement comme un vache à lait. Et d'ajouter à traire».

La soirée s'est achevée, comme il se doit en pays de Vaud, le blanc à la main et les discussions allant bon train.

Date:05.04.2018
Parution: 895

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