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Drogués... mais de musique et de voyage

Bex - Chexbres Sophie de Quay & the WaveGuards sortent leur premier album, «Drop the mask». Trois artistes qui se sont rencontrés par hasard et qui se sont laissé porter par l'émulation entre eux. Confidences de Sophie Loretan et Simon Jaccard sur leur parcours et leur histoire hors du commun.

A la suite d'un concert à Crans-Montana, Sophie de Quay a rencontré les deux compères avec qui elle s'est associéeDR

Valérie Blom

Une voix fraiche, un ton enjoué. Par téléphone, Sophie Loretan – alias Sophie de Quay sur scène - retrace son parcours avec les WaveGuards, soit Simon Jaccard et Tim Verdesca. L'histoire d'une rencontre et d'une aventure, qui n'est «pas prête de s'arrêter», selon les compères. En mars, le trio a sorti son premier album, «Drop the mask», Tomber le masque.

«Nous avons choisi ce titre puisque le disque nous ressemble, confie la chanteuse valaisanne. Il est authentique». Le groupe ne défend pas l'une ou l'autre personnalité, il a créé cet album à trois. «L'écriture, c'est souvent Simon et moi, ajoute-t-elle. Parfois chacun de son côté, parfois en commun. Nous finissons toujours par regarder ensemble. Simon se charge de la composition, même si je ne suis jamais très loin. Tim assure le regard extérieur et la production». Simon, présent lors de l'entretien, précise: «Nous avons tous nos spécificités et du coup, il est possible de produire quelque chose de qualité.»

Descendre de scène, rencontrer le destin

Une complémentarité s'exprimant également dans la création. «J'avais une partie de texte depuis des années pour une chanson, raconte Sophie Loretan. Simon m'a aidée à la finaliser.» La valse du trottoir se trouve désormais sur leur album. «La masse de travail ne nous effraie pas, précise Simon. Parfois, un chant est repris dès la première note, si nous découvrons qu'il ne tient pas la route». Pour «Home», il cherchait à composer d'une certaine manière, avant de découvrir que l'air n'offrait pas un bon rendu. Il a recommencé à zéro.

A l'origine, Sophie De Quay et les Waveguards se sont rencontrés sur un malentendu. Pour un concert à la Nuit des neiges à Crans-Montana, Sophie Loretan se fait recommander Simon comme musicien. En descendant de scène, ils réalisent qu'il y a eu un certaine émulation ce soir-là et se voient proposer de se produire au Liban. Tim commente une image de leur duo sur les réseaux sociaux, et est invité à les rejoindre dès leur retour.

Partir pour grandir

Les voyages seront leur carburant dès l'origine de leur collaboration. Fille d'ambassadeur, Sophie Loretan a grandi entre ici et là-bas. A Singapour, à New York, puis a étudié à Paris et à Shangaï. «Les excursions me nourrissent et je ne suis pas la seule.» Simon complète en disant que «c'est une drogue. En découvrant comment nous nous sentons grandis en revenant d'un déplacement à l'étranger, surtout en se frottant aux cultures et aux gens différemment qu'en tant que touristes, la seule envie est celle de repartir.»

Les expéditions constituent leurs sources d'inspiration. «Nous nous servons également de nos souvenirs personnels. «Petite sœur» est née car en étant enfant, mes parents souhaitaient adopter, ce qui faisait pleurer la petite fille que j'étais. J'ai décidé de rendre cette sœur vivante avec cette chanson.» Chaque titre a son histoire. «Nous revendiquons la liberté personnelle de chacun, développe Simon. La capacité à se définir et à choisir son chemin. C'est aussi dans ce sens qu'il faut tomber le masque.»

Date:05.04.2018
Parution: 895

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