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La bière change de main, mais conserve le même goût

Jorat Dès fin avril, la Brasserie du Jorat comptera deux nouveaux directeurs. Raoul Gendroz, fondateur de l'enseigne il y a douze ans passe le relais à Henri Jung et Alexandre Clerc, deux anciens collègues chez Kronenburg, passionnés de houblon. Les deux compères fourmillent d'idées pour le futur de l'entreprise, dont la construction et l'ouverture d'un nouveau site à Ropraz.

En reprenant les rênes de la brasserie, les deux amis Henri Jung et Alexandre Clerc (derrière tout à gauche et tout à droite) ont conservé la même équipe.

Texte et photo: Valérie Blom

Mousses venues des bois aux allures plus chatoyantes que leurs cousines grimpantes, les bières de la Brasserie du Jorat sont parvenues à s'imposer sur le marché du houblon. L'entreprise créée il y a douze ans par Raoul Gendroz a dispersé ses produits dans la région; épiceries, bistrots ou même chez Manor. L'an dernier, le patron décide de passer le relais. Il en parle à un voisin, habitant à quelques encablures plus loin à Corcelles-le-Jorat, Henri Jung, qu'il sait ancien directeur de Kronenburg Suisse. Enthousiaste, ce dernier contacte son ancien collègue Alexandre Clerc, avec qui il a toujours rêvé de partager les rênes de leur propre affaire. «En plus dans la boisson, et de surcroît dans la bière, le rêve», précise-t-il. Le 26 avril, la passation de pouvoir sera officialisée lors de l'assemblée générale.

Nouvelle bâtisse à Ropraz

Leur projet phare consiste en la construction d'un nouveau bâtiment à Ropraz et d'y déménager si possible début 2019. «Actuellement, les bureaux et le dépôt sont séparés de la brasserie, à Vulliens. Nous souhaitons avoir tout à disposition au même endroit», explique Henri Jung. Le but sera de pouvoir accueillir le client comme il se doit, avec un circuit sur l'histoire de la brasserie et la fabrication du produit, un espace de dégustation et même des salles de séminaires pour les entreprises environnantes. «Avec la Brasserie du Jorat, nous avons une excellente base, note Alexandre Clerc. De bons produits, une enseigne saine. Nous aimerions simplement être plus présents auprès du client. Tout le monde ne nous connait pas.» En outre, avec la mode des microbrasseries, sans contact avec la clientèle, le risque est d'être oubliés, ou pire, avalés.

Bières spéciales, voire sans alcool

Toute l'année, il est possible de déguster les classiques; blonde, blanche, ambrée et noire. L'enseigne propose en sus une spécialité par saison. Au printemps, la Floréale fait son apparition. Suivie d'une blanche à la framboise en été, une «lager» cuivrée en octobre (L'Oktoberfest) et l'hivernale avec l'arrivée des flocons. «Nous sommes en train de préparer d'autres produits, à l'occasion de la Coupe du monde de football ou une bière conçue spécialement pour se boire après le sport par exemple», déclare Alexandre Clerc.

Les deux compères sont conscients que – même s'ils sont eux-mêmes convaincus de la qualité gustative de leurs produits – il s'agit d'alcool. «Nos clients ne viennent pas dans la perspective de se saouler. Une bière artisanale se déguste davantage qu'elle ne se descend. Et puis, souvent lorsqu'une équipe vient goûter, ses membres se partagent une bouteille pour le simple plaisir de la découverte», avance Henri Jung. Leur futur site à Ropraz permettra de consommer d'autres boissons que les bières locales. «Nous réfléchissons aussi à une version légère ou sans alcool. Mais c'est techniquement difficile d'obtenir un bon goût à 0,0% d'alcool», ajoute l'un des directeurs associés.

Date:19.04.2018
Parution: 897

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