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Alerte à Epalinges ?

Sécurité L'inquiétude grandit dans les esprits palinzards après une volée de déprédations survenue ces derniers mois. Entre saccage des abribus et détérioration d'établissement scolaire, le vandalisme frappe aux portes de la commune. Le PLR interpelle la Municipalité via un postulat pour tenter de remettre de l'ordre. L'exécutif tient à relativiser, tandis que les élus donnent leur feu vert à un système de vidéosurveillance. La déchetterie ou les abribus pourraient à l'avenir être placés sous des caméras.

Alerte à Epalinges ?

Xavier Crépon

«Nous devons faire face à des déprédations de plus en plus régulières et violentes. Il est temps que la Municipalité prenne les choses en main.» Au Conseil communal du 17 avril, Mercedes Assal-Poget, élue PLR s'inquiète pour la tranquillité de sa commune. Récemment pris pour cible, une école ainsi que plusieurs abris de bus ont essuyé des dégâts à la suite d'une vague de vandalisme. Face à cette situation qu'elle juge inacceptable, cette mère de trois enfants soutenue par son parti a décidé de réagir. En déposant un postulat qui sera évalué prochainement en commission, elle demande aux autorités politiques d'élaborer et d'annoncer clairement une stratégie pour faire face à ces incivilités.

Attaques à répétition

«Il faut faire en sorte que notre chère commune où il fait bon vivre ne devienne pas le scénario de multiples actes de vandalisme qui mettent notre liberté en danger.» Soucieuse de l'aspect sécuritaire, Mercedes Assal-Poget tient à dénoncer la récurrence des incivilités qui touchent Epalinges. «L'arrêt de bus de Ballègues est scénario de violentes attaques à répétition depuis de longs mois. Ses vitres et ses miroirs ont déjà été cassés une douzaine de fois et les vélos des gens du quartier sont souvent pliés par les vandales.» Mis à part les abribus, les écoles sont aussi touchées par ces attaques. «Rien qu'en un semestre, les vitres du Collège du Village ont été brisées à quatre reprises par ce qui semble être un pistolet à air comprimé. Je m'inquiète car mes enfants sont scolarisés dans nos écoles et j'entends aussi les parents se soucier de l'intensité et de la fréquence rapprochées de ces actes.» Face à ces problèmes répétés, l'élue se demande si la Municipalité compte prendre des mesures, qu'elles soient préventives ou répressives. «Nos autorités politiques doivent montrer qu'elles sont touchées par ce qui arrive en prenant la peine d'établir une stratégie pour démasquer les coupables, limiter cette recrudescence et diminuer le nombre de déprédations. Les habitants seraient soulagés de savoir qu'ils peuvent compter sur elles.»

La vidéosurveillance comme solution ?

Sans nier ces problèmes, la Municipalité tient à les relativiser. Selon elle, les actes mentionnés relèvent uniquement d'actions individuelles. Afin de ne pas installer un climat de panique, elle prie l'élue de ne pas noircir le trait. «Ce postulat dresse un inventaire d'actions répréhensibles intervenues ces dix dernières années, donnant ainsi une fausse impression du climat général au sein de la commune. S'il est vrai qu'il y a des incivilités à Epalinges, il n'y en a ni plus ni moins qu'ailleurs. Il faut donc faire attention au message que l'on véhicule.», rappelle Alain Monod, municipal en charge de la sécurité publique. L'exécutif tient toutefois à montrer qu'il ne reste pas les bras croisés en avançant l'idée d'un futur système de vidéosurveillance. «Ceci pourrait être une première mesure. Sur son espace public, la commune est actuellement dépourvue d'un tel appareillage, mais il est possible qu'à l'avenir elle en place aux points sensibles», annonce le municipal. Ne serait-ce que pour l'envisager, un règlement sur la vidéosurveillance devait au préalable être approuvé par le législatif. Après un court débat, les articles proposés ont été acceptés à une large majorité, accordant ainsi le droit à la Municipalité de déterminer l'emplacement et le champ des caméras qu'elle souhaite installer. Devant l'inquiétude de certains élus concernant des dérives potentielles, les autorités ont tenu à rappeler que les choix se feront au cas par cas et qu'un accord avec le surveillant de la protection des données sera à chaque fois un passage obligé. «Rien n'a encore été décidé. Nous n'avons pas encore déterminé où nous allons installer ces caméras, mais une idée serait peut-être la déchetterie ou encore les abribus.» Avec cette autorisation générale, la Municipalité semble avoir désormais toutes les cartes en main pour lutter contre ce vandalisme tant décrié.

Date:26.04.2018
Parution: 898

Trottoir, piste cyclable et lutte anti bruit sur la route de Berne

Le réaménagement de la route de Berne va pouvoir avancer. Après la réalisation des deux premiers chantiers – «Vennes-Les Croisettes» et «Pont En Marin « (voir Le Régional 817), la dernière partie entre Les Croisettes et le Chalet-à-Gobet aura aussi droit à son dépoussiérage.

Le législatif palinzard vient d'accepter un crédit d'un peu plus de quatre millions de francs pour soutenir la requalification de ce tronçon situé sur son périmètre. Avec environ 20'000 véhicules transitant quotidiennement et une croissance d'environ 1% par année d'ici à l'environ 2030, cet axe principal de l'agglomération Lausanne-Morges a besoin d'un bon coup de neuf. Des travaux conséquents (32 millions supportés par l'Etat de Vaud, Lausanne et Epalinges) sont ainsi prévus afin de développer les infrastructures de transports multimodales, à commencer par la mobilité douce. Une voie mixte bus-vélo en descente (parallèlement à la voie routière), et un trottoir pour cyclistes et piétons en montée seront ainsi créés. De nouveaux accès d'insertion verront également le jour: une patte d'oie à hauteur du futur quartier du Closalet et deux giratoires au niveau de l'EHL et du parking de la Croix-Blanche.

Le projet compte aussi limiter les nuisances sonores en installant des parois et des fenêtres antibruit ainsi qu'un revêtement routier phonoabsorbant. Au vu de l'importance des travaux à effectuer, le chantier débutera cet été et devrait s'étaler sur les quatre prochaines années.

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