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Gérer 5'000 figurants, un casse-tête

informatique Piloter 6'500 inscriptions, ainsi que la distribution des rôles des 5'000 acteurs-figurants, en essayant de satisfaire tout le monde... Telle est la tâche, complexe, du corsiéran Daniel Guillaume-Gentil. Entre ses mains, une imposante base de données informatisée. Explications.

«Nous sommes bombardés de courriels de toutes sortes. J'en ai traités plus de 5'000», confie Daniel Guillaume-Gentil.P. Hess

Priska Hess

Depuis novembre, Daniel Guillaume-Gentil a passé neuf heures par jour derrière l'ordinateur de son bureau à Corsier-sur-Vevey, et quelques nuits presque blanches. Cet ingénieur en mécanique retraité officie comme secrétaire de la Commission de distribution des rôles spécialisés. Il est aussi le «magicien de l'informatique», une désignation qu'il endosse avec modestie. Sa tâche a consisté à récolter les inscriptions en ligne des candidats acteurs-figurants et des autres bénévoles, à les introduire dans une base de données centralisée, puis à assurer leur suivi et l'attribution de rôles à chaque acteur-figurant. Son outil: un logiciel de gestion d'entreprise fourni par une société informatique, qui a dû l'adapter au fur et à mesure. «Derrière chaque candidat, il y a bien sûr sa fiche, mais aussi ses demandes spécifiques – être dans le même groupe que sa famille ou ses amis – les échanges de courriels pour l'attribution du rôle, les prises de mesures pour le costume, etc. Une complexité dont personne au départ n'avait vraiment idée. Il a fallu, en quelque sorte, découvrir le chemin en marchant.»

«Besoin d'être rassurés»

Pour la Fête de 1999, se souvient Daniel Guillaume-Gentil, les inscriptions se faisaient via des bulletins papier. «Aujourd'hui tout passe par l'électronique. Or, comme beaucoup utilisent leurs smartphones, parfois ils ne lisent pas jusqu'au bout en raison du format, ou répondent trop vite, d'où, ensuite, des demandes de changement. Nous sommes par ailleurs bombardés de courriels de toutes sortes - j'en ai traités plus de 5'000. C'est astreignant, mais j'aime le contact avec les gens. D'un côté ils font tout très vite, smartphone à la main, mais de l'autre, paradoxalement, j'ai l'impression qu'ils ont besoin d'être rassurés». Etait-ce plus simple en 1999? «Pas tant que cela, d'autant plus que nous nous étions retrouvés avec 2'000 personnes de trop qui n'avaient pas reçu de rôle... Notre volonté est cette fois d'offrir un rôle à chacun, dans la mesure du possible.»

Date:05.06.2018
Parution: 900

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