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Et maintenant, Suzette joue...

Pully Suzette Sandoz n'est pas à un rôle près. Tour à tour ou simultanément professeure de droit, doyenne de faculté, députée, conseillère nationale, intarissable « talkeuse » aux beaux parleurs et éternelle optimiste, la voilà sur les planches, dans le rôle d'une féroce accusatrice. Le 15 juin, à 20h à l'Octogone.

De g à d. Isabelle Meyer, à la barre et au violon, Benjamin Knobil, metteur en scène, Suzette Sandoz l'accusatrice procureur et Charles Poncet à la défense. D. Vanselow

Nina Brissot

C'est Isabelle Meyer, violoniste Shéhérazade, qui a eu l'idée d'ouvrir un procès contre l'éternel féminin! Isabelle on le sait a, chaque jour, une idée qui chasse l'autre. Elle adore les mettre en scène, accompagnée de son quatuor Art-en-Ciel, avec des personnalités qui ne laissent pas indifférent. On l'a ainsi vue s'envoler sur scène face au lyrisme des lettres d'amour de Luc Ferry. On l'a vue tomber des étoiles avec Hubert Reeves, ou faire sa diva avec le violon de l'opéra. Et bien d'autres facéties encore, son violon toujours accroché à son épaule. Elle est aujourd'hui à la barre d'un tribunal particulier avec un choix d'œuvres musicales liées à l'archétype de femmes, toutes quelque part fatales. Pas nécessairement avec le même lien pour les unir puisqu'on retrouve aussi bien la Vierge Marie que Carmen, quelques Walkyries dans leurs chevauchées, ou la belle Shéhérazade. Isa, comme l'appellent ses amis, est au violon et à la barre dans un procès ravageur qui verra les accusées défendues par un macho bon teint, Me Charles Poncet en personne. Comme quoi la verve peut se passer de convictions... Il n'en fallait pas plus pour inspirer Suzette Sandoz à imaginer des accusations d'un style très «suzetien». Ironie, humour, révolte, outrage, envolées et même de la poésie sont au programme de ce procès.

Le fil rouge

L'audience s'ouvre sur des accusations. La procureure, alias Suzette Sandoz, va s'en prendre à cet éternel féminin, non sans une véhémence teintée d'ironie. Son action sera de temps en temps ponctuée d'un coup d'archet bien senti lorsque le réquisitoire ira peut-être un peu loin. Mais la défense va vite démonter certains arguments, voire les retourner et, connaissant le verbe de Me Poncet, il se pourrait que cette défense soit totalement improvisée sans que l'avocat n'ait pris la peine de monter des dossiers pour chaque accusée. A la barre, Isabelle Meyer, donnera la note pour le concert approprié qui avec son quatuor assumera la partie musicale avec, notamment, Carmen de Bizet, Gershwin, Ravel, Rimski Korsakov, Schubert, Wagner et d'autres. La musique est à la fois le fil rouge et la trame de ce spectacle, totalement imaginé par Isabelle Meyer. Un concert spectacle mis en scène par Benjamin Knobil et pour accompagner Isabelle Atena Carte au piano, Tobias Noss, alto, Francesco Bartoletti, violoncelle et Maryline Musy percussion.

Date:07.06.2018
Parution: 904

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