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Casse-tête informatique

Blonay La commune doit renforcer ses compétences informatiques, idéalement en collaboration avec St-Légier. C'est ce qui ressort du rapport de la Commission de gestion après à la panne de 2016 ayant causé la perte de cinq ans de données. La Municipalité annonce pour sa part la prochaine remise en soumission des contrats de service.

Le Vert Jean-Marc Nicolet suggère la création d'un poste de responsable informatique.DR

Textes et photo: Priska Hess

«S'il y a bien eu un concours de circonstances, un système correctement conçu aurait permis de récupérer les données enregistrées le jour précédent, ou même d'éviter le crash du disque.» Pour la Commission de gestion (CoGest), aucun doute: la société informatique prestataire de la commune a une très grande responsabilité dans la panne informatique survenue lors d'un orage en août 2016, mais la Municipalité porte aussi sa part, conclut-elle dans un rapport fouillé sur les infrastructures informatiques communales, avalisé le 29 avril par l'organe délibérant. Cette panne avait entraîné la perte définitive des e-mails et données de l'agenda des cinq dernières années d'une grande partie des employés communaux. Avec pour la commune des conséquences financières «importantes», mais «difficilement chiffrables», selon la CoGest. Dont 13'000 frs investis après la panne et 36'700 frs au budget 2018 pour parfaire l'infrastructure informatique, afin d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise.

Attaque massive de spams

Autres aspects examinés: les contrats établis entre la Municipalité et la société informatique, la sécurité des données communales – si les équipements semblent adéquats, «une récente attaque massive de spams a mis en évidence une faille», et le fonctionnement du WIFI, problématique. Au final, la CoGest émet six recommandations. Avec cette conclusion: «Il faudrait plus de compétences informatiques, internes ou externes, pour faire le lien entre Municipalité et prestataire de service. Cela permettrait une vision neutre et objective sur les prestations et les contrats associés, ainsi qu'un regard critique.»

Avec St-Légier?

Au Conseil communal du 29 mai, le rapport fait mouche et la Municipalité annonce la remise en soumission des prestations informatiques, conjointement ou parallèlement au renouvellement du central téléphonique de la commune. «Cela passera par une étude avant soumission, avec analyse de différentes solutions», précise le syndic Dominique Martin. Ces promesses ne suffisent pas à Jean-Marc Nicolet (Les Verts). Il demande par motion d'étudier la possibilité de créer un poste de responsable informatique, partagé avec la commune de St-Légier. «Irrecevable», estime la Municipalité. Divergences sur la manière de traiter cette demande, confusion au moment du vote... Le motionnaire préfère la retirer pour revenir une fois la procédure éclaircie. Reste que l'éventuelle mutualisation avec St-Légier fait déjà l'objet de réflexions dans le cadre de l'étude sur le rapprochement des deux communes, qui devrait être présentée d'ici à l'été prochain.

Date:07.06.2018
Parution: 904

D’un appel d’offres conjoint… aux besoins spécifiques

Depuis 2014, de nombreuses communes vaudoises ont dû procéder au remplacement de leurs programmes de gestion communale, introduits il y a une quinzaine d’années. En cause, la décision d’Ofisa informatique, la principale société qui les développait et les commercialisait, de ne plus les maintenir à partir de 2018 — car vieillissants – en proposant de les substituer par une nouvelle solution informatique. Les Villes de Montreux, Vevey et La Tour-de-Peilz ont alors lancé ensemble une étude, suivie d’une procédure d’appel d’offres sur les marchés publics ouverts, en plusieurs lots. Six sociétés ont proposé des offres. La Tour-de-Peilz a adjugé la plupart des lots à la société Prime Technologies, sauf le module « autorisations de construire », adjugé à Ofisa, tandis que la gestion des ports n’a pas été adjugée, aucune solution ne satisfaisant aux besoins. En décembre 2016, le Conseil communal octroyait un crédit de 533'755 frs à cet effet. Mais en février 2017, la Municipalité revenait avec une demande de crédit complémentaire pour des « modules et logiciels additionnels ». En cause par exemple, l’option « revue des salaires » au sein du module « ressources humaines », non comprise dans le budget de fonctionnement prévu, mais qui s’est avérée nécessaire suite à une analyse plus précise des besoins de la commune. Coût supplémentaire : 35’433 frs. Autre problème : le logiciel de gestion des ports, maintenu chez Ofisa, faute de solution satisfaisante, mais plus exploité au-delà de 2018. Solution : acquérir une licence pour le logiciel développé par la Ville de Morges, pour un coût de 64'630 frs. D’autres surcoûts concernaient les logiciels pour la gestion du cimetière et des réfectoires. Au final, le crédit complémentaire de 225'000 frs demandé a été octroyé, appuyé à l’unanimité par les membres présents de la Commission ad hoc, et malgré les questionnements et les critiques du groupe La Tour-de-Peilz-Libre et PBD.

La Tour, Vevey et Montreux face au même défi

Augmentation et complexification des tâches informatiques, développement de la cyberadministration... Les communes doivent faire face à d'importants défis, y compris les villes disposant de leur propre service informatique. A la Tour-de-Peilz, un deuxième informaticien vient d'être engagé et Vevey doit aussi renforcer son équipe, de 3,5 EPT actuellement. Parmi les questions centrales, l'hébergement et la protection des données, comme à la commune de Montreux dans le cadre de son plan directeur du système de l'information. Autre préoccupation récente: le remplacement d'une grande partie des programmes utilisés, la principale société fournisseur ayant renoncé à leur développement. Coût pour la Tour-de-Peilz, près de 760'000 frs

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