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Feux bleus : un soutien qui tombe « APIC »

Prévention Une cellule d'aide psychologique aux intervenants du Chablais (APIC) permet aux policiers, sapeurs-pompiers, ambulanciers et civilistes d'exprimer et d'analyser leur ressenti au retour d'interventions difficiles.

Yves Froté, Violaine Martinella-Grau et tous les partenaires du projet ont travaillé durant trois ans pour élaborer un système fiable et pérenne.

Textes et photo: Valérie Passello

Immédiateté et proximité sont les fondements de la cellule APIC, créée en septembre 2017. Dans les heures suivant une intervention difficile et potentiellement traumatisante, les intervenants d'urgence chablaisiens peuvent désormais s'adresser à des «pairs-débriefeurs». Des collaborateurs volontaires, formés en ce sens de manière continue.

Sapeur-pompier au Service de défense incendie et secours (SDIS) du Chablais, Yves Froté est le chef opérationnel de cette nouvelle structure: «Bien sûr, les partenaires feux bleus sont préparés à des interventions difficiles. Cela dit, tout événement peut présenter une dimension soudaine et imprévisible. Chacun le gérera plus ou moins bien. Mais « ça ne fait pas rien» et il est légitime d'exprimer et de partager ses émotions», considère-t-il.

Empathie et confidentialité

Partenariat inédit interdisciplinaire et intercantonal entre la police du Chablais, la police municipale de Monthey, le SDIS Chablais, le Service Ambulance du Centre de secours et d'urgence du Chablais vaudois et le Service de la sécurité civile de Monthey, l'APIC est à l'écoute 24 heures sur 24. Commandant de la police montheysanne et présidente du comité directeur de la cellule, Violaine Martinella-Grau ajoute: «Nous avons travaillé durant trois ans pour mettre en place cette structure. Il était indispensable de se coordonner avec les polices cantonales, ainsi qu'avec la cellule vaudoise des pompiers et d'obtenir l'aval des autorités politiques.»

Dans des professions où le principe est d'amener de l'aide à autrui en étant fort et fiable, demander de l'aide à son tour n'est pas chose aisée, remarque Yves Froté: «Avoir accès à un tel soutien est rassurant. Il est souvent difficile de s'adresser à un psychologue. Aller d'abord vers un collègue, que l'on peut choisir, permet de se sentir compris. Dans tous les cas, la confidentialité est garantie.» Si l'APIC est à même de répondre aux suites d'une intervention, elle est aussi consciente de ses limites. En cas de problèmes plus profonds, les pairs-débriefeurs conseilleront à leurs interlocuteurs de se tourner vers des services spécialisés.

Date:07.06.2018
Parution: 904

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