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Les sports urbains prennent de l'altitude

Le Sépey 115 élèves de l'établissement scolaire Les Ormonts-Leysin ont vécu une journée axée sur le sport, l'alimentation saine, l'environnement et le bien-être. Reportage.

Les élèves ayant choisi le parkour ont pu se faire la main sur les barrières entourant le collège.DR

Textes et photo: Valérie Passello

Sur leurs planches à roulettes, les élèves de 9e et 10e années Harmos s'en donnent à cœur joie. Ici, un ado tente de faire des figures, là, sa camarade reçoit de précieux conseils pour tenir en équilibre. Plus loin, les groupes du frisbee et du footbag s'activent. De la musique sort des salles de gym: d'autres équipes sont en pleine initiation au breakdance ou à la capoeira. Ça bouge tous azimuts au Sépey en ce 7 juin, où l'école accueille le concept Gorilla (voir encadré).

L'infirmière scolaire Marielle Andrey relève: «Pendant l'année, nous menons beaucoup d'actions de prévention et de sensibilisation autour du sport et de l'alimentation, à tous les niveaux. Ce programme nous a immédiatement séduits et lorsque les élèves en ont entendu parler, ils avaient des étoiles dans les yeux.» Se frotter à des sports urbains, à mille lieues du ski, connu de tous dans les villages de montagne, est une opportunité qui semble en effet faire mouche. Déléguée à la santé pour l'établissement Les Ormonts-Leysin, (ESOL) Aline Hengartner ajoute: «Nous adaptons notre discours à tous les âges. Nous cherchions justement à aborder cette thématique avec les plus grands, à travers un concept jeune, qui leur parle directement.»

La force de l'exemple

Les élèves ayant opté pour le parkour, discipline consistant à franchir des obstacles urbains ou naturels, auraient bien aimé sauter sur les toits de l'école, mais pour commencer, ils s'entraînent sur les barrières du collège. «D'habitude, on leur interdit toujours d'y grimper», s'amuse Marielle Andrey. C'est sûr, les jeunes Ormonans et Leysenouds devraient se souvenir de l'expérience.

Vient l'heure de la récréation. Tout le monde est invité à préparer son propre bircher muesli, à côté d'une pyramide alimentaire grandeur nature. Les élèves confectionneront aussi leur repas de midi, sous la houlette de professionnels de la nutrition. L'après-midi, des ateliers sur la gestion des déchets, le recyclage et la détente complèteront le programme. Responsable de Gorilla pour la Suisse romande, Rivka Wyler précise: «Nous travaillons l'apprentissage par le modèle. Il y a une bonne énergie dès le début à travers les ateliers de sport. Un lien se noue entre les élèves et leurs moniteurs, qui sont des sportifs professionnels. Du coup, les ados sont motivés à bien faire durant toute la journée. Et il n'y a pas de longue théorie, nous les encourageons à participer dans chaque atelier.»

La moyenne suisse d'enfants de plus de 15 ans en surpoids est d'environ 41%. «C'est loin d'être le cas à l'ESOL, souligne l'infirmière scolaire, mais il est vrai que nous avons la chance de bénéficier du soutien financier de l'association intercommunale scolaire lorsque nous proposons des projets tels que celui-ci.»

Date:14.06.2018
Parution: 905

et ses baskets

Porté par la fondation Schtifti depuis 15 ans, le programme Gorilla vise à promouvoir la santé par et pour les jeunes. Le concept fonctionne déjà très bien en Suisse alémanique, en Autriche et en Allemagne et commence à se faire connaître en Suisse romande. Des ateliers d'une journée sont proposés dans les écoles. Les élèves peuvent s'essayer à une discipline de leur choix, encadrée par des sportifs freestyle professionnels. Ils auront aussi droit à une sensibilisation à l'écologie, à la consommation durable à l'alimentation saine et au bien-être, dans un esprit toujours participatif.