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Un nouveau bateau pour doper l'économie vaudoise

Mobilité Du nouveau sur la ligne Lausanne-Evian: un navire permettra aux frontaliers de venir travailler facilement, main d'œuvre indispensable aux entreprises vaudoises. La facture des frais d'exploitation de la CGN sera partagée entre la France et le canton de Vaud.

La CGN génère environ 4 mios de frais d'exploitation à se partager entre la Suisse et la France. DR

Valérie Blom

«Permettre aux frontaliers de venir travailler facilement à Lausanne ou à Nyon, c'est permettre à l'économie vaudoise d'avoir une main d'œuvre indispensable à sa prospérité», déclarait Nuria Gorrite, cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines lors de la conférence de presse sur le protocole historique signé entre les autorités vaudoises et françaises. L'accord prévoit de subventionner à parts égales les traversées du lac entre le canton de Vaud, la Communauté de communes Pays d'Evian-Vallée d'Abondance et Thonon Agglomération.

Un traité long à signer

«Le compromis a tardé. Il a été difficile de traiter avec la France, car son système administratif est différent du nôtre», explique la conseillère d'Etat. Ce protocole d'accord devrait être suivi d'une convention de coopération dès 2020. Cette dernière devra pérenniser le financement à parts égales des deux pays. Jusqu'alors, le canton de Vaud versait 46% des 4 mios de frs de frais d'exploitation de la CGN, la France 31% et la Confédération 23%. «Comme pour les autres transports helvétiques, le prix des billets ne suffit pas à couvrir les charges, note-t-elle. Confédération, canton et communes couvrent ensuite le reste. Dans le cas de la CGN, les autorités vaudoises compensaient la partie française qui demeurait impayée. Elles trouvaient leur intérêt, car les passagers sont autant de voitures qui ne font pas le tour du lac en encombrant les routes.»

Un « Evian » ou « Haute-Savoie » sur le lac ?

L'accord permettra en outre d'acquérir un nouveau bateau pour 15 mios de frs, grâce à un emprunt fédéral. Il contiendra 500 places et devrait être mis en service en 2020. Aux heures de pointe, il sera donc possible de passer à la cadence à 45 minutes sur la ligne Lausanne-Evian-les-Bains. L'embarcation devrait ensuite servir sur les autres voies, sachant que celle entre la capitale vaudoise et la cité des bains est la plus empruntée. «Il s'agit essentiellement de répondre à une demande. Le but n'est pas de laisser des gens à quai! Sinon, ils finiront par prendre le volant», souligne Nuria Gorrite.

L'appel d'offres sera lancé par la CGN, et il y a de grandes chances qu'une entreprise étrangère remporte le chantier, puisqu'aucune enseigne suisse ne fabrique de tels bateaux. La future embarcation devrait ensuite être assemblée à Ouchy. Son nom est une question ouverte, sachant qu'il y a de grandes chances que les autorités françaises le choisissent. Le lac comptera peut-être bientôt un «Evian» ou un «Haute-Savoie»? Réponse dans les années à venir. Le dernier achat de la CGN remonte en 1990 avec l'arrivée du «Léman».

Date:14.06.2018
Parution: 905

Année record pour la CGN: 2,4 mios de passagers

En 2017, la Compagnie générale de navigation (CGN) a dénombré plus de 2'370'000 passagers sur ses embarcations lacustres. Les trois lignes de transports (Lausanne-Evian, Lausanne-Thonon et Nyon-Yvoire) ont constaté une augmentation de plus de 30% en cinq ans. Le directeur général Luc-Antoine Baehni a relevé que 2017 a été une année record, et que l'acquisition d'un futur bateau représente une nouvelle étape pour la CGN.

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