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La lutte à la culotte, ce mystère de l'Helvétie

PARTENARIAT / Oron-la-Ville Le 1er juillet, le Club de lutte de la Haute-Broye, société oronaise, accueille à nouveau la Fête romande des garçons lutteurs, en espérant que ses jeunes reviennent avec une distinction. L'occasion de mettre en avant cette discipline propre aux Confédérés, aux origines inconnues, et qui compte de plus en plus d'adeptes, dont des femmes.

Le Club de lutte de la Haute-Broye compte des bons éléments parmi ses garçons lutteurs.DR

Valérie Blom

En sus d'être un sport national, la lutte à la culotte représente l'un des plus importants mystères de la Confédération, puisque ses origines ne sont pas connues. Jeu entre frères ou technique de défense? Seule certitude, la discipline a traversé les siècles et continue de compter des adeptes de la sciure. Preuve avec le Club de lutte de la Haute-Broye, qui après avoir connu des années maigres, a trouvé un rythme de croisière. «Je me souviens d'un moment difficile où il ne restait que 4 ou 5 actifs, il y a des années», souffle Stéphane Rogivue, son président.

La société oronaise prépare la Fête romande des jeunes lutteurs le 1er juillet, avec une soirée spéciale le jour précédent (voir programme en encadré). La manifestation s'arrête une fois tous les cinq ans dans le canton de Vaud et puisque aucun autre club ne s'est proposé, celui d'Oron a décidé de la mettre sur pied. «Nous avons l'habitude de l'organisation de tels évènements, ajoute Stéphane Rogivue, également vice-président du comité d'organisation. Chaque année, nous proposons une fête de lutte et ce n'est pas la première fois que nous sommes responsables de la romande.»

Michael Jones pour se mettre en jambes

Afin de rendre la manifestation plus festive encore qu'habituellement, un concert de Michael Jones a été programmé le 30 juin au soir. «Nous songions à l'origine à une soirée avec un orchestre et nos contacts nous ont permis de faire venir l'ancien membre du trio Frédérick Goldman Jones, soulève Stéphane Rogivue. Tant mieux, mais nos jeunes lutteurs iront dormir tôt», rigole-t-il. Les Oronais ont leurs chances, certains ont déjà remporté un titre, mais la concurrence sera rude. «Les Fribourgeois sont très bons, et la Suisse romande entière possède un joli niveau désormais», relève-t-il. Il songe néanmoins à certains noms de son propre club capables de se distinguer, mais n'en divulgue pas, même si son fils est sur les listes et qu'il est capable d'être couronné. Il ne souhaite pas ajouter de pression supplémentaire aux jeunes sportifs.

Des femmes à la culotte

Stéphane Rogivue est très fier d'accueillir à nouveau la fête romande. «C'est mon sport! Je baigne dedans depuis trente-et-un ans», confie le président de 45 ans. Il a vu sa discipline évoluer. «Aujourd'hui, il est possible de travailler dans un bureau et de faire de la lutte à la culotte. Des femmes pratiquent également, d'ailleurs deux s'entraînent dans notre société. L'une d'elles se démarque même au sein de la fédération féminine. Il y a encore deux entités. Mais c'est beau de voir le sport se développer. Aujourd'hui, c'est nettement plus technique. Les médias ont offert une belle visibilité, par exemple durant la Fête fédérale d'Estavayer.»

Date:21.06.2018
Parution: 906

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