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Cap sur la nostalgie

La Tour-de-Peilz Quelque 75 voiles latines glisseront sur le Léman les 28 et 29 juillet à l'occasion de la 43e régate des vieux bateaux. A ne pas manquer: le départ des deux manches, donné par la mythique barque «La Vaudoise».

Certains marins d'eau douce consacrent leurs hivers à retaper un ancien gréement. Sara-photography

Amit Juillard

C'est une tradition depuis 1976. Chaque dernier week-end du mois de juillet, une petite centaine de vieilles voiles latines émergent sur ce coin du Léman. Cette année, 75 acteurs offriront aux badauds sur les quais un show romantique à souhait. Ils connaissent mieux les cours d'eau que le cours Florent, ces voiliers. Mais la 43e régate des vieux bateaux promet, elle, d'être aussi belle en vrai que sur papier glacé. «Ils glissent sur l'eau avec leurs silhouettes élancées, sourit Stéphanie Claude, vice-présidente du Club de voile de La Tour-de-Peilz et membre du comité organisateur de la course. C'est une parade pour se montrer. Dans le port, tous les bateaux sortent leurs grands pavois, leurs habits de spectacle. De les voir tous amarrés en bout de digue, c'est déjà magnifique!» Le moment le plus impressionnant? Le départ, avec le château en arrière-plan. Le coup de canon de la vieille barque «La Vaudoise» l'annoncera.

Hivers entiers à bricoler

Pour participer, l'embarcation doit avoir été construite avant l'apparition du plastique en 1956. Ou avoir été construite en bois selon la méthode traditionnelle. «Nous avons introduit cette nouvelle règle parce qu'il y a moins de bateaux qu'avant, explique Stéphanie Claude. C'est un coût pour les propriétaires et le plastique demande moins d'attention. Pour posséder un tel bateau, il faut être bricoleur et passionné.» Souvent, ces gréements d'un autre temps croupissent au bord d'une route ou dans des hangars à la campagne. Certains marins d'eau douce consacrent leurs hivers à leur redonner une seconde jeunesse.

Deux jours pour deux manches, mais deux jours pour festoyer, aussi. Une cinquantaine de bénévoles travailleront à terre. «L'évènement est devenu un peu incontournable.» Samedi une soirée dansante sur la place du port sera précédée d'un souper (sur inscription). Dimanche, restauration et orchestre entreront en scène. «Je ne veux pas trop faire de pub parce que je ne veux pas trop de gens dans mon port!» Le rire de Stéphanie Claude trahit sa réjouissance.

Date:19.07.2018
Parution: 910

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