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Faut-il se méfier de la mafia ?

Monthey Interpellées sur le risque de blanchiment d'argent sale dans le cadre de ventes de parcelles communales, les autorités assurent prendre toutes les précautions nécessaires.

Valérie Passello

«Quels sont les moyens auxquels la commune a recours pour se protéger d'éventuelles tentatives de blanchiment d'argent sur son territoire?» Telle est la question posée par le conseiller général de l'Alliance de gauche Blaise Carron lors de la dernière séance du législatif avant l'été.

Celui-ci justifie sa requête: «J'ai été sensibilisé par des émissions et articles mentionnant le Chablais comme une zone à risque où différentes mafias, notamment italiennes, blanchissent de l'argent dans des projets immobiliers. J'aimerais m'assurer que la commune utilise bien tous les outils à sa disposition pour éviter une telle situation.»

Jamais de liquide

Le président de Monthey Stéphane Coppey est clair: «Lors de la vente d'une parcelle communale, nous nous assurons que l'argent vient d'une banque suisse reconnue. Une loi existe, c'est à la banque de vérifier la provenance des fonds. D'autre part, évidemment, nous n'acceptons jamais de versement en liquide.» Même vigilance lors de l'attribution de mandats de construction, qui passent par les marchés publics et pour lesquels trois signatures sont nécessaires. Enfin, le président prévient: «Attention aux amalgames, ce n'est pas parce que l'on porte un nom italien que l'on appartient forcément à une mafia quelconque.» Un complément d'information, demandé par Blaise Carron, devrait être apporté lors de la prochaine séance du Conseil général.

Date:30.08.2018
Parution: 914

Un élu sanctionné pour diffamation

Un projet immobilier qui prévoit, entre autres, la démolition du Buffet AOMC (voir Le Régional 873), provoque l'émoi de nombreux Montheysans. Une page Facebook a même été créée pour le combattre. C'est là que le conseiller général Joseph Calamo, répondant à un commentaire anonyme, a fait allusion aux origines siciliennes du promoteur. L'intéressé a déposé une plainte pénale pour diffamation et obtenu gain de cause. Affirmant s'être «laissé emporter par l'aspect émotionnel» du débat, Joseph Calamo reconnaît: «J'ai fait un amalgame maladroit, je le regrette.» Le Ministère public l'a condamné à une peine pécuniaire de cinq jours-amende à 60 frs, avec sursis pendant deux ans. Il devra verser 1'000 frs au plaignant à titre de dépens et s'acquitter de 550 frs de frais.

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