Télécharger
l’édition n°916
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Comment débouchonner la route du lac ?

Villeneuve La circulation devrait augmenter d'au moins 5'000 véhicules quotidiens d'ici à 2030. Pour éviter les désagréments liés au transit automobile, la question d'une route de contournement redevient d'actualité.

Valérie Passello

À Villeneuve, environ deux tiers de la circulation ne font que passer. Un trafic de transit qui cause des problèmes d'engorgement aux heures de pointe, principalement sur la route du lac, ou RC 780. Selon une étude préliminaire menée en 2001 par le bureau Transitec, spécialisé dans les problématiques de mobilité, le nombre de véhicules devrait croître «de 5'000 à 9'000» par jour sur les différents tronçons, alors que 18'000 sont déjà recensés.

Préoccupé par cette perspective, le conseiller communal UDC Julien Oppliger déposait le 21 juin l'interpellation: «Une route de contournement incontournable?», interrogeant la Municipalité quant à ses intentions pour gérer l'augmentation du trafic de transit et à la possibilité d'aménager un itinéraire contournant le Bourg par l'Est.

Soutien espéré

Dans sa réponse, l'exécutif produit un diagnostic des transports sur l'ensemble de la commune, actualisé par Transitec en décembre 2016. «La variante d'une route de contournement présente une bonne, voire la meilleure évaluation préliminaire, bien que coûteuse et engendrant de forts impacts», précise-t-il. Le législatif a donc voté, le 6 septembre, une résolution encourageant vivement la Municipalité à promouvoir cette option, ainsi que la réalisation de passages de mobilité douce pour le franchissement des voies CFF.

Le municipal de l'aménagement du territoire Dylan Karlen relève: «Le projet d'une route de contournement pourrait être intégré dans le futur Plan directeur intercommunal à élaborer dans le cadre du dossier d'agglomération Rivelac de 4e génération.» La résolution votée devrait peser son poids dans les futures négociations avec tous les partenaires concernés. Prenant exemple sur le tunnel des Evouettes, subventionné à 90% par la Confédération, Julien Oppliger estime: «Nous pourrions imaginer obtenir un soutien similaire.»

Date:13.09.2018
Parution: 916

Dans ce dossier

Documents

En images

Vidéo
Documents audio