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L'hôtel de ville divise

Pully Le crédit d'étude de 2,2 millions pour une requalification du site du Prieuré et de la Villa romaine sera scindé en deux enveloppes distinctes. Le premier projet suscite quelques critiques des Partis du centre. rincipales revendications: intégrer des activités autres que l'administration au rez-de-chaussée et maintenir le restaurant au même emplacement.

Vue aérienne du Prieuré et de la villa romaine prise lors des derniers travaux à ciel ouvert (archives). LDD

Nina Brissot

L'enjeu était de voter un crédit d'étude pour la requalification du site du Prieuré dont le bâtiment principal nécessite une rénovation complète compte tenu de son état de vétusté. Le but étant de le transformer en hôtel de ville réunissant tous les services sous le même toit. S'y ajoute la Villa romaine qui jouxte le bâtiment administratif et qui est victime d'une dégradation importante (voir Le Régional 915). La somme demandée: 2,2 millions. Lors des discussions entre les divers intervenants et la commission ad-hoc, au Conseil communal du 26 septembre, toutes les questions politico-techniques ont trouvé réponses. En témoigne le rapport de commission très détaillé envoyé aux élus, qui préconisait un refus, par 5 voix contre et 4 voix pour.

Volonté de blocage

Sont alors apparus deux amendements. Le premier, du groupe PLR, suggère d'allouer 1,9 million pour poursuivre les études liées au projet d'un Hôtel de Ville au Prieuré et d'octroyer séparément une somme de 320'000 frs pour étudier la rénovation et l'usage (pôle muséal) de la Villa romaine. Le second, émanant des Partis du centre, propose 1,9 million pour le Prieuré sans plus faire allusion aux autres bâtiments. Dans les discussions toutefois, le Centre est revenu avec de nombreuses critiques sur ce projet de requalification, demandant, ça fait partie de l'amendement, d'intégrer des activités autres que l'administration sur l'ensemble du rez-de-chaussée. Piqué au vif, le syndic Gil Reichen réagit: «Il est toujours difficile de faire bouger les convictions des gens et certains en ont. Je reconnais bien ici la persévérance de l'Union Pulliérane UP (centre) à bloquer le projet de la Municipalité. Cependant ces attaques ne sont pas crédibles sans un programme qui spécifie les besoins, les surfaces, les volontés. Le programme développé est basé sur le vote d'une majorité forte et des espaces pour la paroisse et le publics sont prévus. J'admets volontiers une mauvaise rédaction du préavis, concède le syndic, cependant la salle polyvalente est prévue.»

La discussion est close

Cet amendement n'a récolté que 17 voix. Celui du PLR par contre a semblé débloquer la situation, d'autant plus que la Municipalité s'y est ralliée: 64 oui, 12 non et 6 abstentions. Cette lutte pour des idées a, en quelque sorte, inhibé l'objet du préavis en faveur de cette guéguerre empreinte de blocages et de ressentiments. Dernier coup de théâtre, au moment de passer au vote, la conseillère du Centre Nadia Privet a demandé la parole pour se lancer dans une diatribe au vitriol contre les autorités. Un peu surpris par la méthode, le nouveau président du Conseil Jean-Denis Briod, pour qui c'était le premier exercice, ne s'est toutefois pas laissé démonter. Et c'est avec un certain brio qu'il lâche: «Madame, un minimum de courtoisie m'a empêché de vous interrompre. La discussion est close. Passons au vote.» Verdict: la demande de crédit ajustée de l'amendement PLR a été avalisée par 60 oui, contre 17 non et 7 abstentions.

Date:04.10.2018
Parution: 919

Procédure des traitements de motions

Au cours de cette même séance, le Conseil a dû revenir en arrière sur une décision qui voulait que le traitement des postulats et motions soit décidé par le Conseil, ce qui implique un vote. Cette décision avait été prise après l'entrée en vigueur de la réforme de la loi sur les communes et avec le vote sur le nouveau règlement à Pully en 2015. Alexis Bally, (Les Verts) avait déposé une motion pour que l'on supprime cette «décision du Conseil pour ne garder comme dans le passé que la prise en charge et que le renvoi à la Municipalité puisse se faire si un cinquième des membres présents le demande. Ce qui a été accepté par tous les partis sauf le PLR.

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