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Marc Bonnant prend la défense d'un robot

Pully Que réserve l'avenir alors que l'intelligence artificielle facilite la vie dans toutes sortes de domaines? Du bonheur à en revendre ou une issue fatale au premier bug? Des ténors du barreau, de l'ordre judiciaire, de la psychiatrie et de la philosophie s'emparent du sujet dans «Le robot qui m'aimait», pièce de théâtre sur l'intelligence artificielle à découvrir à l'Octogone.

Marc Bonnant devra défendre l'assassin, qui n'est autre qu'un robot. DR

Nina Brissot

Les choses se passent à l'Octogone à Pully. C'est donc du théâtre. Ou plutôt un mélange de genres puisque dans les rôles principaux, il y a de talentueux avocats, bien connus pour leur verbe haut et effets de manches, Marc Bonnant et Nicolas Capt. De même, pour ce procès fait à l'intelligence artificielle (IA), l'instruction est assurée par une vraie juge, Katia Elkaïm. C'est un scientifique, Richard Walker, qui campe le rôle du procureur. Procureure au Ministère public du canton de Vaud, c'est Magaly Bonvin qui incarne le très cybernétique robot. Nous sommes bien dans le monde de la justice, assez loin de la comédie ou du théâtre. D'ailleurs le procès fait encore appel à des experts comme Jacques Besson, psychiatre, Solange Ghernaouti, prof à l'Unil, spécialiste en cybersécurité et cyberdéfense. Un spécialiste en intelligence artificielle, Jérôme Kehrli complète la distribution avec Sara Touiza-Ambroggiani, une philosophe, spécialiste en cybernétique. La mise en scène est signée Lorena Rossetti, sur une idée de Leila Delarive, elle-même avocate. Signalons enfin que nous sommes en 2030. Donc après-demain...

Un clic qui se termine en claque

Léo fait partie de cette génération d'hommes qui ont répondu aux critères, concepts et formations conduisant à la brillance. Irrésistible, rien ne lui échappe. A peine un vœu est-il émis qu'il a déjà trouvé le clic lui permettant de l'obtenir. Pourtant, dans son monde aux algorithmes incarnés, Léo ne trouve pas chez les vivants son alter-égo. Un seul être vous manque et... Léo se met en chasse dans le cyberespace et rencontre Priscilla. Robot de la dernière génération, elle répond en tous points au bonheur de Léo. A chaque connexion, son IA enregistre et analyse les datas de «son homme». Pour lui, la passion est folle et l'amour est au rendez-vous. A une petite différence qui fait que Priscilla upgrade (s'améliore) en autonomie et en optimisation.

De son côté Léo subit les ans et avance vers son obsolescence programmée. Il ralentit. Priscilla ne comprend pas d'où viennent les bugs qui se multiplient. Arrive un moment où, convaincue d'une anomalie, Priscilla, tout simplement, élimine Léo. Alors commence le procès surréaliste mais éclairant sur les enjeux de l'intelligence artificielle, qui se déroulera sur la scène de l'Octogone.

Le Robot qui m’aimait, Théâtre de l’Octogone, samedi 6 octobre à 19h30. www.theatre-octogone.ch

 

Date:04.10.2018
Parution: 919

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