Télécharger
l’édition n°919
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Le centre d'Epalinges apaisé

Urbanisme 390'000 frs seront investis pour étudier un réaménagement du Plat de la Croix-Blanche en zone de rencontre. Mais ce crédit devra inclure une étude globale qui intègre le trafic routier, le centre commercial et les bâtiments communaux.

Le projet d'aménagement des espaces publics de la Croix-Blanche prévoit une zone de rencontre 20-30 km/h. J-Y. Le Baron

Xavier Crépon

«Cela ne fait aucun doute, tout le monde s'accorde sur le fait que notre Plat de la Croix-Blanche doit être repensé et rendu plus attrayant qu'il l'est actuellement.» Persuadé, le PLR Patrick Assal se préoccupe de l'avenir du quartier central de la commune. Avec les défis qui attendent Epalinges - réaménagement de la route de Berne prévu pour 2019 et création de nouveaux logements au Closalet - l'élu prédit une fréquentation du centre et de ses commerces à la hausse. Consciente de cette problématique, la Municipalité souhaite investir 390'000 frs pour l'étude de l'aménagement de ces espaces publics. Pas suffisant selon le libéral-radical qui déplore un préavis «beaucoup trop léger» au Conseil communal du 25 septembre. Armé d'une motion, il demande une étude plus globale, et la création d'un groupe de réflexion.

«Que de la cosmétique»

«Lorsque le centre commercial a été construit, l'exécutif de l'époque nous assurait que la commune ne dépasserait jamais les 9'000 habitants. Aujourd'hui, on nous parle de 12'000 personnes, relève Patrick Assal. Il ne faut pas voir cela comme un problème. Plus il y aura de monde, plus l'offre sera bonne en matière de commerce. Mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment du bon vivre. Le centre se doit d'être adapté à cette situation.» Dans cette optique, la Municipalité envisage plusieurs mesures. Dont un éclairage public flambant neuf pour apporter une nouvelle identité nocturne, ou encore une zone de rencontre 20-30 km/h où les piétons pourraient utiliser toute la chaussée pour leurs activités.

Loin de dénigrer le travail de l'exécutif, le PLR juge ces propositions insuffisantes. «Vous proposez des éléments de cosmétique. Nous pensons que ces aménagements sont très bien, mais il faut un cadre de projet plus étendu.» Appuyé par ses camarades de parti, le motionnaire propose alors de créer un groupe de réflexion afin d'élaborer un projet «bien ficelé» plutôt que de se précipiter avec des demandes de crédits «à tout-va».

Réfléchir avant d'agir

«Ne commettons pas les mêmes erreurs que par le passé. Ne dépensons pas à gauche et à droite sur des petites études, alors qu'une étude globale semble plus adaptée, estime Alexandre Meier, également défenseur de la motion. Au final, cela pourrait même nous coûter moins cher. Il y a peut-être urgence avec la route de Berne, mais ce n'est pas une raison pour mal ficeler nos projets. Prenons le temps de bien réfléchir et renvoyons ce préavis à la Municipalité.»

Les motionnaires proposent quelques autres pistes. Limiter le trafic en fermant la sortie de la route cantonale en direction du village aux heures de pointe; remettre l'auberge à sa place originale dans la maison de commune afin de lui redonner son lustre d'antan; ou encore construire une nouvelle administration communale. Désirant avancer, l'exécutif n'est pas favorable à cet outil qui lui ferait perdre du temps. «Vous cherchez à bloquer tout processus d'aménagement», accuse Bernard Krattinger, municipal de l'urbanisme. Plus modéré, le syndic Maurice Mischler souhaite avant tout que le préavis passe la rampe. «Un groupe de réflexion existe déjà avec la commission d'urbanisme et tout reste ouvert avec le crédit d'étude que nous proposons. Je ne vois pas l'intérêt réel de votre motion, mais nous pouvons intégrer vos demandes.» Partagé, le conseil demande exceptionnellement 10 minutes de pause pour une discussion de parti. Et revient avec un projet d'amendement qui intègrerait les propositions de la motion au préavis. Après plus d'une heure, le couperet tombe. La motion et le préavis amendé sont finalement acceptés à la majorité. La municipalité peut donc poursuivre son projet d'aménagement de la Croix-Blanche, mais en tenant compte des demandes des élus.

Date:04.10.2018
Parution: 919

Dans ce dossier

Documents

En images

Vidéo
Documents audio