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Les carrières voient l'avenir en sous-sol

Villeneuve À l'heure d'inaugurer leur puits de dévalage, les carrières d'Arvel se préparent déjà à une exploitation souterraine dès 2024.

À partir de janvier 2019, la totalité des matériaux extraits de la montagne passeront par le puits de dévalage (en bas à gauche).

Texte et photo: Valérie Passello

Creuser de grandes cavernes pour retirer la roche à l'intérieur de la montagne. C'est l'idée qui est dans l'air aux carrières d'Arvel à Villeneuve, selon leur directeur Xavier Pichon: «Voilà plus de trois ans que nous élaborons un projet détaillé. Le dossier est validé techniquement, mais il reste à en faire passer le modèle économique, ainsi qu'à obtenir l'aval de l'Etat», annonce-t-il. Un suivi de l'activité des carrières est en tout temps assuré par les autorités. Responsable de la section géologie du Département du territoire et de l'environnement, Renaud Marcelpoix ajoute: «Les carrières d'Arvel sont les seules réputées d'intérêt national dans le canton de Vaud. Elles produisent du ballast et de la roche dure nécessaires aux réseaux ferroviaire et routier.»

Le puits de dévalage de 286 mètres et son tunnel de 300 mètres, inaugurés le 28 septembre, permettent déjà d'éliminer la majeure partie des émanations de poussières tant décriées par les riverains jusque-là. Les roches sont désormais concassées à l'intérieur de la galerie où débouche le tunnel. «Cette nouvelle méthode, qui est aussi moins bruyante, rassure la population et la Municipalité», commente la syndique villeneuvoise Corinne Ingold. La renaturation de certaines zones défrichées est aussi en cours sur le site.

Cinquante ans et plus

Un travail entièrement souterrain permettrait de réduire l'impact visuel des carrières sur le paysage et d'en sécuriser l'exploitation, ajoute Xavier Pichon: «Il s'agirait de créer des vides dans la montagne. Personne n'aurait à y entrer, mais les employés y accéderaient par des galeries latérales, travaillant ainsi depuis l'extérieur. Cette méthode est hyper-sécurisée et utilisée par d'autres carrières, notamment en Italie, depuis 15 ans déjà. Nous n'avons rien inventé.»

Le permis d'exploitation des carrières d'Arvel échoit en 2024. C'est à cette date que leur directeur espère, non sans un certain optimisme, initier ce nouveau mode de faire. «L'exploitation pourrait ainsi être renouvelée sur deux périodes successives de 25 ans. Ensuite, il restera encore de la pierre dans la montagne, mais ce sera à nos successeurs de décider ce qu'ils en feront», conclut Xavier Pichon.

Date:11.10.2018
Parution: 920

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