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Tout est bon dans le violon

Monthey Huitante-six élèves dès quatre ans participent au programme «Un violon dans mon école», visant notamment à lutter contre l'échec scolaire par l'apprentissage d'un instrument.

Le 11 octobre, les futurs violonistes montheysans ont officiellement reçu leur instrument.DR

Textes et photo: Valérie Passello

«Ça va grincer à la maison, mais progressivement, cette expérience se transformera en quelque chose de merveilleux», promet Hélène Vareille aux parents des apprentis violonistes réunis en ce 11 octobre au foyer du Théâtre du Crochetan. Pas peu fiers, des élèves de première et deuxième année HarmoS se succèdent pour recevoir officiellement «leur» violon.

Hélène et son époux Pierre ont créé la Fondation Vareille, à l'origine du programme «Un violon dans mon école» (voir encadré). La ville Martigny a accueilli le concept dès 2015 et l'établissement scolaire de Monthey a, lui aussi, accepté de tenter cette aventure musicale dès cette année.

Le municipal de l'enseignement et de la formation professionnelle Eric Borgeaud en est ravi: «Pour nous, c'est Noël avant l'heure. À Martigny, aucun violon n'a jamais été endommagé et les enfants qui participent au projet sont transfigurés. Même si tous ne vont pas devenir de grands musiciens, ils développent bien d'autres compétences.»

Après les gammes, le concert

Pendant quatre ans, des cours gratuits, financés par la fondation, s'intégreront donc dans le programme scolaire. Ils seront dispensés par des professeurs issus du Conservatoire du Valais, dont Florence von Burg: «Le violon est une partie de ce que nous allons enseigner, décrit cette dernière. Mais nous travaillerons aussi sur l'écoute, la concentration, le rythme, la dynamique de groupe et la notion de l'espace.»

Hélène Vareille renchérit: «La période de quatre à sept ans est critique et très importante dans le développement de l'enfant. S'il apprend à jouer d'un instrument à ce moment-là, il active la totalité de son cerveau, tant intellectuellement qu'au niveau des émotions ou de la coordination.» Les violonistes en herbe pourront emmener leur instrument à la maison pour répéter. À partir de la quatrième année, les cours deviendront facultatifs et ceux qui désireront poursuivre se verront offrir un violon.

Mais bien avant cela, les élèves auront la possibilité de se produire en public, puisqu'un concert est d'ores et déjà prévu en juin 2019. «Nous nous réjouissons d'y assister. Toute la communauté bénéficiera de ce projet», conclut Eric Borgeaud.

Date:25.10.2018
Parution: 922

Inspiré des Anglais

«Un violon dans mon école» est largement inspiré par un projet mené dans la banlieue de Londres, donnant accès à la musique à des enfants de toutes classes sociales. Certains participants ont poursuivi leurs études de musique par la suite, mais l'expérience a aussi démontré que les résultats académiques globaux de l'école s'étaient améliorés.

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