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« On est étonnés en bien ! »

Marché Depuis ce 3 novembre, les marchands ont quitté la Grand Place de Vevey pour s'installer à La Tour-de-Peilz, Fête des Vignerons oblige. Un déménagement quelque peu redouté vu les soucis financiers rencontrés en 1999, ou certains avaient perdu jusqu'à 50% de leur chiffre d'affaires. Premières impressions.

Au total, une septantaine de stands, la place étant insuffisante pour accueillir les marchands itinérants.DR

Textes et photos : Priska Hess

Soleil et ciel bleu au programme de ce samedi matin 3 novembre. Il est 10h30 et, à la Place des Anciens-Fossés, le marché bat son plein. Au total, une septantaine de stands, ceux des abonnés à l'année, la place étant insuffisante pour accueillir les marchands itinérants. «On a de la chance, la météo est avec nous! Et j'ai le sentiment que les gens sont contents de venir ici à La Tour-de-Peilz». A l'instar de Françoise, de Jolidon Fleurs, la plupart des marchands sont tout sourire à voir les clients déambuler et s'arrêter pour faire leurs achats. De petites files se constituent même, comme devant la Pêcherie du Haut-Léman tenue par Brigitte et Henri-Daniel Champier. Succès aussi pour les courges, tomates cœur de bœuf, radis et autres légumes de Nicolas Flotron, nouveau président depuis l'automne dernier de l'Association des commerçants du marché de Vevey (ACMV). Celui qui sera par ailleurs le seul vaudois à chanter le Ranz des Vaches lors de la Fête des Vignerons 2019 avoue: « Nous redoutions tous un peu que les clients viennent moins nombreux qu'à Vevey. Ce qui semble ne pas être le cas. Je suis donc moins inquiet maintenant qu'il y a quelques jours.»

Manque à gagner redouté

A l'origine de cette crainte, les pertes enregistrées lors de la Fête des Vignerons de 1999. «A l'époque, nous avions d'abord été déplacés à la place Scanavin. Certains avaient perdu jusqu'à 50% de leur chiffre d'affaires, faute de places de parc pour les clients. Le marché s'était ensuite tenu trois semaines à La Tour-de-Peilz. Là, c'était déjà mieux», se souvient Philippe Stuby, ancien président de l'ACMV. Si le succès est au rendez-vous de cette première édition, le boucher n'en reste pas moins lucide sur le probable manque à gagner des prochains mois: «Lorsque les répétitions commenceront, ceux qui participent à la Fête iront se restaurer dans les cantines ou commerces veveysans. Ils achèteront moins que quand ils mangent chez eux, surtout à La Tour-de-Peilz».

Reste que les marchands ne regrettent pas cette délocalisation provisoire, solution qu'ils avaient d'ailleurs plébiscitée: «Il n'était pas pensable de retourner à la place Scanavin, ni de tenir le marché durant une année sur les quais avec le risque de tempête en janvier et février».

«Tout roule»

Et la clientèle, est-elle la même qu'à Vevey? «Nous retrouvons des habitués, mais nous voyons aussi de nouveaux visages, notamment des personnes âgées qui ne venaient pas à Vevey», note la tenancière du stand Jolidon Fleurs. A contrario, le pêcheur Daniel-Henri Champier déplore: «Plusieurs petites dames de Vevey m'ont dit qu'elles ne viendraient pas, car le trajet en bus leur coûte grosso modo le prix de 100 grammes de poisson.»

Parmi les clients ce samedi, le syndic de La Tour-de-Peilz Alain Grangier avec son épouse. «Je suis très agréablement surpris de l'engouement populaire. Il est certain que le beau temps et l'effet de nouveauté aident, mais je pense que l'on est partis pour que cela perdure. Tout roule, la cohabitation avec les quelques camions de livraison se passe bien. C'est vraiment une belle organisation et une belle réussite!»

Date:08.11.2018
Parution: 924

Dernière opposition levée

De toutes les oppositions relatives aux chantiers de la Fête des Vignerons – arènes, plateforme sur la lac et parkings – une seule n’avait pas encore été levée. Elle émanait de José Justo, qui loue pédalos et bateaux à moteurs au bas de la place du Marché. C’est désormais chose faite. «J’ai eu un entretien avec la Confrérie des Vignerons et la commune. Nous avons trouvé une entente pour que je puisse revenir là avec mes pédalos au moins durant deux saisons après la Fête. Ils vont aussi me donner la garantie que les pieux qui seront fichés dans le lac seront ensuite retirés, ce qui constituait la base de mon opposition. Je ne ferai donc pas recours.»

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