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En publicité, « le digital offre moins d'audience qu'un média classique »

Epesses Publicité «classique» ou digitale, réseaux sociaux? Dans la multitude des propositions faites aux entreprises, quels supports choisir pour atteindre vraiment sa clientèle, aujourd'hui submergée de messages commerciaux? Fondateur de l'agence de communication Pulsion SA, Alain Ciocca livre quelques pistes de réflexions.

«Sur les réseaux sociaux, on

Entretien: Magaly Mavilia

Fondée en 1988, Pulsion est une agence de communication «360°» dirigée par Alain Ciocca, conseiller en communication diplômé et rédacteur-concepteur. Installée à Epesses depuis 5 ans, Pulsion est active dans la stratégie de communication, la création de supports et la gestion de campagnes imprimées (presse, affichage, mailings, TV...), digitales (Internet, réseaux sociaux) et événementielles. Très critique et passionné par son métier, Alain Ciocca donne quelques clés pour se démarquer de la concurrence. Synthèse de 30 ans d'activité? «L'important n'est pas d'opposer le digital et les médias classiques, mais d'avoir une vision globale et cohérente du message que l'on veut faire passer».

En 30 ans, qu'est-ce qui a fondamentalement changé dans la façon de communiquer ?

> A peu près tout (éclats de rire). Le consommateur est beaucoup plus averti des jeux marketing. Il est moins naïf que dans les années 80. Il est devenu un «consomm-acteur», il s'investit, s'informe, est plus critique.

Et bien sûr l'arrivée du digital a été un grand bouleversement qui a amené les annonceurs a éclater leur budget en intégrant ces nouveaux supports. Parfois en perdant de vue la communication dite «classique», dans la presse, à la radio ou à la télévision, dont l'efficacité publicitaire est prouvée. Les campagnes digitales ciblées en géolocalisation sont importantes et le coût par contact est attractif, mais à moins d'y consacrer de gros budgets, l'audience est plus restreinte que dans un média classique, comme le vôtre par exemple (sourire) ou la télévision. Sur les réseaux sociaux, on «like» et on partage vite, mais il n'y a pas forcément une grande transformation en actes d'achat.

Le consommateur accorde-t-il plus de confiance aux supports presse qu'à l'internet en général ?

> Nous avons le même débat. Les médias ont une image un peu plus sérieuse, rassurante, parce que le monde digital bouge très vite, est instable. A la base, il y a toujours une question d'image qui, par voie de presse, démontre un sérieux bien perçu par le consommateur. D'un autre côté, le consommateur veut obtenir très vite l'information et commander en un seul clic.

Il ne s'agit pas d'opposer les deux qui sont aujourd'hui complémentaires. Une campagne en géolocalisation dans les transports publics, c'est bien, mais un encart dans un journal comme le vôtre est très impactant.

Comment choisir dans l'abondance des supports publicitaires ?

> Encore une fois, l'important n'est pas d'opposer le digital aux médias classiques mais d'avoir une vision globale et cohérente de l'image et du message que l'on veut faire passer. C'est pourquoi nous travaillons sur ce que l'on appelle dans notre jargon une vision à 360°. Le but est que le client puisse s'adresser à un seul interlocuteur, un partenaire qui lui assure une vision globale et cohérente de la communication-marketing de son entreprise, quels que soient les canneaux de diffusion utilisés.

Qu'est-ce qui va démarquer une entreprise de la concurrence ?

> Si nous avions LA réponse, je serais millionnaire (rires). Il faut trouver une proposition qui a de l'impact, qui laisse une trace. En communiquant de manière différente, plus personnalisée. En travaillant sur des actions plus finement ciblées sur le client potentiel.

Créer de l'événementiel est à la mode et vous le proposez. Quelle est la valeur ajoutée ?

> Cela permet de rapprocher les annonceurs de leurs clients. Dans un cadre et une ambiance détendue, on échange plus facilement. Nous cherchons tous à avoir des relations de travail agréables, des contacts humains. Nous avons besoin de cela à l'heure du digital qui déshumanise les relations. Ceci dit, c'est aussi une façon de se démarquer et, en créant des liens, de fidéliser ses partenaires. Encore une fois, ce type de communication doit s'inscrire dans une approche globale afin que le fil rouge soit correctement pensé pour que tout le monde fasse le lien entre la communication et l'émetteur, l'entreprise. C'est bien la vocation de Pulsion.

Informations sur www.pulsion.ch

Date:08.11.2018
Parution: 924

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