Télécharger
l’édition n°925
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Villas dans les vignes : ça se précise

Chexbres Les deux dernières parcelles de vignes communales sont sur le point d'être vendues. Le promoteur Claude Chappuis se dit prêt à reprendre le projet immobilier de quatre villas jumelles de deux étages âprement attaqué en 2014 par l'Association Sauver Lavaux. Reste à négocier le prix du terrain.

Le projet immobilier qui prévoit l'implantation de quatre villas jumelles est conçu de manière à conserver les vignes existantes en haut des deux parcelles, qui marquent la limite avec St-Saphorin.DR

Magaly Mavilia

A la limite de la commune de Saint-Saphorin, sur le chemin Auguste-Piccard, les deux parcelles de 2'338 m2 et 2'789 m2 sont les dernières en main communale. Dans une situation idyllique avec vue plongeante sur le château de Glérolles et le bassin lémanique, le site est l'un des derniers qui offre un permis de construire dans le périmètre très protégé de Lavaux UNESCO. Autant dire une perle rare (lire Le Régional 619 et 675). Ces deux parcelles sont sur le point d'être vendues à un voisin, dont le syndic de Chexbres, Jean-Michel Conne, ne tient pas à révéler l'identité à ce stade. Avec un projet immobilier qui prévoit l'implantation de quatre villas jumelles et est conçu de manière à conserver les vignes existantes en haut. Mais l'affaire n'est pas conclue, du moins en ce qui concerne la parcelle du bas en négociations avec Claude Chappuis, de Chappuis & Delarive SA, à Pully.

Prix à la baisse?

«Il y a encore quelques petites choses à régler, mais je ne vois pas en quoi un projet de huit appartements peut vous intéresser». Le promoteur Claude Chappuis n'en dira pas plus, mais les négociations «sont à bout touchant», selon le syndic qui espère enfin arriver à l'épilogue d'une transaction qui dure depuis 2012. Le projet avait en effet suscité l'ire de Sauver Lavaux et l'affaire est allée jusqu'au Tribunal administratif, qui a ordonné un redimensionnement à la baisse.

Mais ce n'est peut-être pas fini. Parmi les «petites choses à régler», le montant minimum, fixé à 1'400 frs le mètre carré par le Conseil communal en 2012, pourrait être revu à la baisse. «Si nous n'arrivons pas à négocier ce prix, nous devrons repasser devant le Conseil en espérant qu'une offre un peu plus basse soit acceptée. Mais fort heureusement, le foncier n'a que peu baissé», se rassure l'édile.

Ce n'est pas l'avis de Jérôme Chiffelle, de Chiffelle Immobilier à Chexbres: «La seule chose qui continue à augmenter est bien le foncier, d'autant plus avec un permis de construire en Lavaux». Dans un article du Temps, publié le 23 avril 2014, Claude Chappuis déplorait d'ailleurs «ne recevoir pratiquement plus d'offres de terrains en Lavaux». Les dernières parcelles ont été négociées entre 1'500 et 2'000 frs le m2 avec des pointes à 3'000 frs pour des situations exceptionnelles. Une fois construite, la propriété peut être vendue entre 8'500 et 12'000 frs par m2 de surface habitable, un prix qui peut même aller jusqu'à 20'000 frs pour les biens exceptionnels, affirmait Le Temps. Or, depuis, de nombreuses parcelles ont été acquises et celles de la commune de Chexbres figurent parmi les dernières.

Dans les limites des gabarits

Claude Chappuis n'a pas affirmé qu'il conserverait le projet en l'état. En effet, selon le syndic de Chexbres, les places de garages en sous-sol, souhaitées par la propriétaire d'une parcelle voisine pour être utilisées par le voisinage, sont jugées trop onéreuses et leur nombre devrait être revu à la baisse. Quelques transformations ciblées, «de minimes importances», selon Jean-Michel Conne, sont prévues à l'intérieur des bâtiments, «en restant toutefois dans les limites des gabarits accordés par le permis de construire», assure le syndic.

Date:15.11.2018
Parution: 925

Dans ce dossier

Documents

En images

Vidéo
Documents audio