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Aider le tiers monde oui, mais comment ?

Aigle La potentielle contribution de la commune à la coopération au développement sera étudiée. Mais la manière de procéder suscite le débat.

Exemple de projet soutenu par des collectivités publiques, par l'intermédiaire de la FEDEVACO: une école inclusive, accueillant des enfants voyants et malvoyants au Burkina Faso MEB

Valérie Passello

«Aigle est la seule commune du canton de plus de 10'000 habitants, qui n'a pas encore formellement mis au budget une contribution à la coopération au développement», constate Bernard Borel, conseiller communal du groupe Alternatives-Les Verts. Lors de la séance du 7 novembre, l'élu évoque un soutien à des projets dans des pays défavorisés s'inscrivant dans la durée, par opposition à l'aide humanitaire, apportée dans l'urgence.

Demandant dans un postulat de prévoir annuellement une enveloppe d'environ 20'000 frs dans ce but, il propose: «Nous pourrions collaborer avec la FEDEVACO, la fédération vaudoise de coopération, dont je fais partie. Celle-ci examine différents projets et les soumet aux communes. Nous pourrions alors choisir l'un d'entre eux, qui serait étudié par une commission, par la Municipalité directement, ou par des élèves de 11e année, dans le cadre de leurs cours de géographie, par exemple.» Son camarade de parti Louis Goy abonde: «La dimension pédagogique est intéressante. Nous pourrions impliquer notre jeunesse en la sensibilisant aux enjeux des relations Nord-Sud, par un travail pratique.»

Priorité aux Aiglons engagés

Contrarié, le syndic Frédéric Borloz rétorque: «Ce débat a déjà eu lieu par le passé lors des discussions sur le budget. Ce n'est pas à nous de faire de l'arrosage. Par contre, quand un Aiglon est impliqué dans un projet à l'étranger, nous le soutenons toujours. Ce n'est pas comme si on ne faisait rien!» La commune a, entre autres, apporté son appui au navire-hôpital «Mercy Ships», dirigé à l'époque par un citoyen de la ville, ou encore aidé un hôpital pour aveugles, où un vigneron d'Aigle était engagé.

Pour Frédéric Borloz, porter une somme au budget n'est pas judicieux: «Nous serions obligés de dépenser ce montant chaque année, alors qu'aujourd'hui, l'aide est ponctuelle en fonction de nos critères et des demandes. De plus, cela fixerait un plafond, ce qui va sans doute à l'encontre des intentions de Bernard Borel.» Pourtant, le plénum finit par accepter d'envoyer l'objet à l'étude d'une commission par 30 oui, 19 non et 6 abstentions. Cette dernière rapportera sur l'opportunité de mettre en place ce système d'aide au développement et ses modalités, le cas échéant.

Date:15.11.2018
Parution: 925

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