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Pollution de l'eau : l'info ne coule pas de source

Blonay/St-Légier Après la suspicion de pollution du réseau des eaux des deux communes, survenue du 3 au 6 octobre derniers, les autorités ont dû réagir rapidement pour prendre contact avec la population. Pour les Verts blonaysans, l'exécutif devrait améliorer sa communication dans de telles crises. En cause: l'usage d'internet.

Parmi les solutions proposées pour alerter la population: teinter l'eau potable avec du jus de betterave.DR

Xavier Crépon

«Toute la population devait être avisée dans les premières heures suivant l'incident, et non pas uniquement celle qui consulte Internet et les réseaux sociaux». Le Vert Jean-Marc Nicolet donne le ton au Conseil communal du 29 octobre. En discussion, la gestion de la crise survenue début octobre en raison de la pollution du réseau d'eau. «Certains habitants sont peu ou pas du tout utilisateurs de ces moyens d'informations numériques. De nombreuses personnes âgées se sont ainsi trouvées dans la plus parfaite ignorance», déplore celui qui siège également au Grand conseil. Les deux communes avaient en effet communiqué dans un premier temps via leurs sites Internet et les réseaux sociaux juste après la suspicion d'un problème lié à leur réseau d'eau potable. Les autorités ont ensuite élargi quelques heures après leurs canaux de communication en avertissant par téléphone les populations jugées à risque - écoles, hôpitaux et EMS - puis en lançant un avis d'information aux médias. Insuffisant selon les Verts.

Pourquoi pas des haut-parleurs

«Les informations de première urgence devraient être diffusées par d'autres biais touchant plus rapidement et plus complètement un maximum d'habitants de notre commune, insiste Jean-Marc Nicolet, Internet peut être un complément mais ne doit pas être le moyen d'information principal.» Par leur interpellation, les Verts présentent d'autres alternatives: teinter les réservoirs avec du jus de betterave; informer la population avec des haut–parleurs ou encore disposer d'un fichier de contact des personnes âgées et à mobilité réduite.

Refusant de céder à tout alarmisme, le syndic Dominique Martin estime que les démarches entreprises ont été proportionnées. «Nous étions face à une suspicion de pollution et non pas à une pollution avérée. La cellule de gestion d'événement a pris les justes mesures afin d'éviter d'alarmer inutilement la population.» Les deux communes reconnaissent toutefois que leur communication peut encore être améliorée afin d'obtenir une diffusion maximale de l'information à l'avenir.

Date:22.11.2018
Parution: 926

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