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Il filme d'abord, puis s'engage

Monthey Le jeune réalisateur Nils Martenet signe un documentaire sur l'ONG «Institut La Lagune». Un travail qui lui donne l'envie de s'investir davantage.

Nils Martenet pendant le tournage à Azito, face à la chefferie du village. DR

Valérie Passello

Les belles histoires commencent souvent par de belles rencontres. Celle de Nils Martenet avec Fidel Akedjro, sans conteste, en est une. Le jeune Montheysan raconte: «Comme je suis polygraphe, j'ai été contacté par l'ONG Institut La Lagune pour faire un flyer de promotion. Tout est parti de là.»

Fidel Akedjro vient de Côte d'Ivoire et vit en Suisse romande depuis l'âge de 10 ans. Adulte, il retourne dans le village de sa maman, Azito. Il est frappé par les besoins, à tous les niveaux, des quelque 3'500 habitants du lieu. «J'ai commencé à les aider comme je pouvais, en amenant de la nourriture ou du matériel», raconte-t-il. Un bon accueil est réservé à son action et voilà déjà 15 ans que son ONG est reconnue par la chefferie, l'organe dirigeant d'Azito. Mais ce n'est qu'en 2018 que La Lagune est inscrite au registre du commerce suisse.

« Tout le monde m'appelait le blanc »

Alors que la structure se met en place, Fidel Akedjro convainc Marina Appenzeller, infirmière et secrétaire de l'ONG, ainsi que sa sœur Sonia Panazza, aide-soignante, de l'accompagner en Côte d'Ivoire pour mieux cerner la situation. Nils Martenet fait aussi partie du voyage, caméra sur l'épaule. Ce qui devait n'être qu'un petit clip promotionnel deviendra finalement un documentaire racontant leur périple.

«C'est la première fois que je me rendais en Afrique noire, relate le réalisateur. Tout le monde m'appelait «le blanc» et des enfants de la crèche ont pleuré en me voyant. J'ai compris ce que vivaient les noirs, à l'époque, en arrivant en Europe! J'ai aussi constaté à quel point tout est sale, on trouve des déchets partout. Il y a de magnifiques lagunes là-bas, mais personne ne s'y baigne, car c'est vraiment dégueulasse.»

Un plan d'action ficelé

À leur retour, Fidel, Nils, Marina et Sonia établissent une stratégie pour encourager les habitants d'Azito à se mobiliser pour l'environnement, d'abord, mais aussi l'éducation, la santé et la lutte contre la pauvreté. Nils Martenet sourit: «Cette expérience a été un déclic, je sais pourquoi je veux m'engager. Nous voulons monter une déchetterie dans le village. J'en ai d'ailleurs parlé à un employé des travaux publics de Monthey, qui serait prêt à nous aider!»

Le documentaire «La Lagune» a permis au réalisateur de décrocher son diplôme d'école supérieure de vidéo. Il servira aussi à sensibiliser le public (voir encadré) à la cause de l'ONG, ainsi qu'à lever des fonds.

Date:22.11.2018
Parution: 926

Avant-première au Kremlin

Le documentaire «La Lagune», sera présenté en avant-première le 1er décembre au Kremlin à Monthey. Ouverture des portes à 19h, projection et conférence dès 20h. Une autre projection est prévue le 5 février 2019 au cinéma Grain de Sel de Bex, aux mêmes horaires. Entrée libre.

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