Télécharger
l’édition n°929
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Prête à surmonter tous les obstacles !

ÉQUITATION À seulement 17 ans, Laure Perrenoud, élève de Burier et habitante de St-Légier, vient d'être sélectionnée pour faire partie de l'équipe de Suisse juniors de saut d'obstacles. Une grande réussite qui récompense une superbe saison 2018, pour cette cavalière qui ne monte à cheval que depuis quatre ans et demi. Une passion qui s'est réveillée tard, mais qui ne s'éteindra probablement plus: «On commence juste pour le plaisir et on termine par ne plus pouvoir se passer de son cheval!». Rencontre.

«En équitation, il faut être deux, mais pour ne former qu'un», souligne Laure Perrenoud.V. Mivelaz

Jonathan Corbillon

En trois années de compétition, l'étudiante du Gymnase de Burier a fait du saut d'obstacles son domaine de prédilection. Après de nombreuses victoires en catégorie 125 (hauteur des obstacles), une dixième place au Concours international de Verbier (en 135) et un classement au Concours international de Chevenez, elle obtient quatre classements en 135, qui lui permettent d'être choisie pour représenter la Suisse lors de compétitions internationales. Quelques semaines après cette nouvelle, elle dresse pour Le Régional un bilan de sa saison.

Une saison 2018 rêvée pour vous, avec cette sélection nationale?

> Elle a, en effet, été très belle avec tous les objectifs atteints. J'ai beaucoup appris, car j'ai fait mes premières expériences dans les épreuves demandées pour faire partie de la relève nationale. Au total, j'ai fait 43 classements cette année, dans des épreuves allant de 110 à 135 cm, ce qui est plutôt bien quand on sait que c'est ma troisième saison de concours. Le cadre M18 regroupe tous les jeunes de moins de 18 ans qui ont obtenu les classements nécessaires pour intégrer les cadres nationaux juniors; l'élite des juniors...

43 classements, cela signifie que vous passez votre vie à cheval?

> En équitation, nous nous devons d'être présents tous les jours pour sortir notre cheval. On peut alors en déduire que chaque heure passée sur son dos, à le travailler, est considérée comme un entrainement. Je dirais alors que je m'entraîne plus de 20 heures par semaine; entre les chevaux que je monte habituellement aux concours et ceux de propriétaires! Je fais également 25 concours par année, en moyenne, qui comptent à chaque fois deux parcours par cheval. Pour l'instant, je n'ai concouru qu'en Suisse, car la Fédération nous propose un très bon système avec un large choix de compétitions. L'équitation nécessite beaucoup d'organisation et de temps au quotidien; il faut vraiment être motivé pour réussir à tout «caser», le sport, le gymnase et les devoirs.

On a beau s'entraîner, au final, la réussite dépend beaucoup du cheval aussi?

> Selon moi, le respect de l'animal est la base de notre sport. Nous devons lui donner toute notre attention et nous en occuper comme il se doit. Évidemment, au fur et à mesure des heures passées en sa compagnie, un lien et un climat de confiance se créent, qui est très important dans la vie de tous les jours, et cela se ressent en compétition. Comme le dit le dicton: «En équitation, il faut être deux, mais pour ne former qu'un!» L'entraînement permet ensuite de préparer la performance physique et le résultat final.

Date:13.12.2018
Parution: 929

Une carrière professionnelle, son rêve

«Vivre du cheval est, bien évidemment, le rêve de tous les passionnés de ce sport, bien que ce soit très difficile, explique Laure Perrenoud. Personnellement, je rêverais de travailler un jour dans une grande écurie, mais je sais également que c'est important d'avoir un petit bagage à côté. Je vais d'abord terminer mon gymnase et je réfléchirai ensuite (rires).

Pour la saison qui arrive, j'aimerais surtout progresser sur les épreuves que j'ai débutées cette année et devenir plus rapide. J'aimerais pouvoir passer la barre de 140 cm; ce serait génial! Ensuite, bien sûr, participer à mes premiers championnats suisses.

À long terme, j'aimerais vraiment faire les grosses épreuves, que ce soit en national ou international. Je suis bien consciente que la route est longue et remplie «d'obstacles», mais pourquoi ne pas croire en ses rêves et travailler dur pour essayer d'y arriver?

Dans ce dossier

Documents

En images

Vidéo
Documents audio