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Faut-il effacer la dette du Rivage ?

Lutry Un emprunt de 1,3 million, octroyé en 2008 par la commune à la société de l'Hôtel du Rivage, n‘a été remboursé qu'à raison de 10'000 frs par an. Faut-il maintenir cette ardoise ou simplement l'effacer? Déjà posée en 2017 et toujours sans réponse, la question est reposée aux autorités.

Une des pistes de réflexion: purement et simplement effacer ce prêt accordé à la société de l'Hôtel du Rivage qui, si les affaires vont bien, ne pourra pas être amorti avant 2043.DR

Nina Brissot

Bernard Hagin (PLR) a de la suite dans les idées. Lors de la présentation des comptes 2017, il a suggéré qu'une réflexion soit entamée pour éventuellement assainir l'emprunt de 1,3 million fait à la commune en 2008 par la Société du Rivage. Ce prêt était destiné à surseoir à une perte antérieure d'exploitation, afin de repartir sur des bases plus saines. Réflexion, il n'y a pas eu. En tous les cas pas suffisamment pour apporter une réponse à cet élu. Raison pour laquelle, à l'occasion de la discussion sur le budget, au Conseil du 8 décembre dernier, celui-ci a réactualisé sa question en précisant toutefois que s'il devait la reformuler une troisième fois, ce serait sous une forme plus contraignante. Cependant, afin de faciliter la réflexion, il a proposé trois approches à étudier et pour lesquelles il souhaiterait une réponse avant la présentation des comptes 2018, soit avant juin 2019.

De la version brute à douce

Selon Bernard Hagin, une première méthode, brutale, serait de purement et simplement effacer ce prêt qui, si les affaires vont bien, ne pourra pas être amorti avant 2043. Une méthode douloureuse pour le budget et les comptes communaux qui se verraient amputés de 1,2 million.

Une deuxième possibilité consiste à obtenir un amortissement minimum de 100'000 frs par an comme actuellement. Montant qui pourrait être atteint de deux manières. Soit par la fortune de la commune ou d'un compte d'amortissement que la Municipalité choisirait. Soit en prélevant sur le solde des loyers de l'hôtel, ou, à défaut, sur la fortune ou un compte d'amortissement de la commune. Cette méthode prendrait douze ans pour y parvenir soit jusqu'en 2031.

Table rase

Enfin, le conseiller a tracé une troisième possibilité, associée à l'une ou l'autre des deux premières: revoir de fond en comble la situation actuelle et, au besoin, l'organisation de l'exploitation et la structure de la SA. Mais cela implique de se poser deux questions: faut-il revoir cette organisation ainsi que le statut de la société d'exploitation, tel qu'adopté en 1998 par le Conseil communal? Et faut-il revoir la composition du conseil d'administration? Parfois, pour faire un assainissement d'une situation critique, il peut être bon de faire un renouvellement en profondeur et avoir des gens qui ne sont pas concernés par le passé.

Selon Bernard Hagin, il reste une question subsidiaire. «Le loyer actuel est-il supportable, n'étrangle-t-il pas l'exploitant?» La question avait été posée déjà il y a deux ans. A la suite de quoi, selon les recommandations d'un spécialiste, il aurait dû être baissé de 50%. Or la recommandation n'a été suivie qu'à 50%. Ce qui veut dire qu'il reste des analyses à faire. La Municipalité en a pris acte.

Date:10.01.2019
Parution: 931

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