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Oron grandit, son collège aussi

Infrastructures Les élus valident le plan partiel d'affectation lié au collège, qui pose les prémisses de son agrandissement. Un projet à 40 millions en deux étapes: 17 classes d'ici à 2030, puis 7 classes supplémentaires envisageables d'ici à 2040.

Née en 2012 de la fusion de  10 communes, Oron et son syndic Philippe Modoux souhaitent regrouper les multiples établissements scolaires dans celui d'Oron-la-Ville. (photo d'archives) V. Blom.

Gabriel Rego Capela

La démographie est à l'honneur en ce 10 décembre, lors du dernier Conseil communal de l'année. Celle des Oronais... comme celle des abeilles (lire encadré). Oron croît de jour en jour, d'où un vote quasi unanime en faveur du plan partiel d'affectation (PPA) visant à la réaffectation publique de plusieurs parcelles, dans le but d'agrandir le collège d'Oron-la-Ville. Celui-ci n'est bientôt plus en mesure d'absorber ce développement démographique: les prévisions annoncent 800 élèves pour 2030.

Projet à 40 millions

L'extension permettra d'accompagner ces évolutions et de rationaliser l'enseignement scolaire oronais, en centralisant autour du collège les classes éparpillées dans les divers établissements locaux. Pour ce faire, deux grandes étapes. Une première, jusqu'en 2030, mettra en place 16 classes additionnelles, ainsi qu'une dévolue à l'enseignement spécialisé. Six classes supplémentaires et une autre classe d'enseignement spécialisé sont envisageables pour 2040.

Le tout pour une somme de 40 millions, ce qui n'affole pas les autorités, vu des finances plutôt saines (voir encadré). Si le projet est certes coûteux, il est, de l'avis général, nécessaire.

Date:17.01.2019
Parution: 932

Budget bénéficiaire validé

Un budget établi «avec une grande prudence». Ce sont les mots de la commission des finances, comme du préavis municipal: le budget 2019 d'Oron a ses dépenses maximisées, et ses recettes minimisées, afin de partir sur le scénario le plus réaliste possible. Les effets de la RIE 3 sont en bonne partie imprévisibles, même si une ristourne cantonale, estimée à 116'000 frs, est censée compenser partiellement les pertes dans les recettes fiscales des personnes morales, estimées à 325'000 frs. Le résultat final n'est pourtant pas catastrophique: Oron s'en sort avec un léger excédent de charges de 400'000 frs, en baisse de près de moitié par rapport aux 723'000 francs du budget 2018, pour des charges de 24 mios. La marge d'autofinancement est projetée à 1,7, confirmant qu'Oron devra emprunter afin de financer les gros investissements qui l'attendent, dont l'extension du collège.

Non aux ruches

L'idée émane du PS, avec Romain Richard qui propose la mise en place de ruches communales. Objectifs: lutter contre le déclin des populations d'abeilles constaté partout dans le monde et sauvegarder la biodiversité régionale que ce déclin met en danger.

«Jamais je n'aurais pensé me transformer en apiculteur!», ironise le syndic, Philippe Modoux, peu enthousiaste. «Cette proposition est du ressort du privé. Maintenant on nous demande des ruches, mais après on nous demandera aussi des micro-brasseries communales», renchérit Hervé Hassler (PLR, UDC et indépendants), raillant les suggestions du postulat. Son sentiment est partagé par plusieurs de ses collègues, selon lesquels la proposition outrepasse les compétences communales et s'immisce dans le travail des apiculteurs privés de la région.

Monique Ryf (PS) tentera, en vain, de défendre l'idée: «Notre commune grandit. Il nous faut, par conséquent, tisser des liens entre nous et avec les nouveaux habitants, par des petites actions de ce type». Rien n'y fait: le Conseil refuse, à une grande majorité, d'entrer en matière sur ce postulat.

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