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Locataire désespérée: «Les choses bougent enfin!»

Bex Une issue semble se dessiner pour l'unique locataire d'un immeuble en travaux depuis avril 2018 à la route de Gryon et dont Le Régional s'était fait l'écho. Après avoir subi de nombreux désagréments dus au chantier, Elise Dupuis devrait être relogée.

Photos à l'appui, Elise  Dupuis raconte avoir  passé son Noël à récupérer  dans des bassines  de l'eau s'écoulant  dans son entrée.

Texte et photo: Valérie Passello

En ce 10 janvier, Elise Dupuis attend impatiemment le passage de la factrice. Voilà le courrier. Parmi les enveloppes, une lettre de sa gérance lui soumet trois propositions d'appartements à louer dans différents quartiers de Bex. «Ils sont tous au deuxième étage. Ça m'embête, car j'aimerais rester au rez-de-chaussée et avoir un jardin ou une terrasse. Mais il faudra peut-être que je baisse les bras sur certains points», reconnaît la retraitée. Si tout n'est pas encore rose, il n'empêche que la situation a évolué ces trois derniers mois. «Les choses bougent enfin un peu», se réjouit Elise Dupuis, non sans préciser qu'elle a tout de même passé Noël à aligner des bassines dans son appartement, afin de récupérer de l'eau s'écoulant du plafond.

Fin septembre, la Bellerine avait contacté Le Régional en désespoir de cause («Je vis un enfer», notre édition 918), ne sachant plus à qui s'adresser pour être enfin entendue. Le bâtiment où elle réside, à la route de Gryon, a été «décapité», afin d'accueillir un étage supplémentaire. Mais les travaux, qui devaient durer quatre mois, ne sont pas encore terminés à l'heure actuelle et la construction n'a toujours pas de toit. La locataire de 79 ans relève néanmoins: «Cela faisait des semaines que l'écoulement de la cuisine se répandait dans la cour. Une entreprise est passée le 10 décembre et l'a finalement raccordé aux égouts, c'est déjà ça! Par contre, je n'ai vu aucun autre ouvrier sur le chantier.»

Conciliation en cours

Le 19 décembre, la commission de contrôle et de salubrité est enfin venue inspecter les locaux, comme le réclamait l'unique habitante du bâtiment. Faisant suite à cette visite, une séance de conciliation s'est tenue à la Préfecture le 8 janvier, la gérance étant enjointe de proposer des solutions de relogement à Elise Dupuis. Avec l'appui de l'ASLOCA, l'intéressée a consigné ses loyers de novembre à janvier et réclame des compensations, déterminée à «ne pas se laisser faire».

Mais déménager est peut-être la meilleure solution: «Il est clair que je ne peux pas continuer à vivre dans de telles conditions», admet-elle. Souhaitons qu'un heureux dénouement se profile pour celle que les Bellerins surnomment affectueusement «Tante Elise», connue pour avoir tenu plusieurs établissements publics, ainsi qu'un magasin de vêtements et objets d'occasion.

Date:17.01.2019
Parution: 932

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