Télécharger
l’édition n°935
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Rebelote pour le futur collège

Haut-Lac Une nouvelle procédure s'engage pour la création d'une association réunissant les communes de Noville, Roche, Rennaz, Chessel et Villeneuve, condition sine qua non à la réalisation d'un établissement scolaire intercommunal.

Rebelote pour le futur collège

Textes et photo: Valérie Passello

Les communes du cercle de Villeneuve parviendront-elles à se mettre d'accord? Les Municipalités de Roche, Rennaz, Chessel, Noville et Villeneuve ont en tout cas décidé de lancer un nouveau processus pour la création d'une association scolaire intercommunale. Ses buts seront de construire un nouveau collège à même de répondre aux besoins de locaux scolaires -en augmentation au vu du fort développement démographique de la région- mais aussi de reprendre la gestion de tous les bâtiments scolaires existants.

Une première séance réunira les acteurs concernés ce 6 février, relève la syndique de Villeneuve Corinne Ingold: «En repartant sur la base du travail déjà effectué, nous allons tâcher de rédiger des statuts les plus consensuels possible, en étant davantage à l'écoute des propositions des commissions de nos législatifs respectifs.»

Double capotage

En mai 2017, les syndics du cercle annonçaient la future création de l'ASPIHL (Association Scolaire et Parascolaire Intercommunale du Haut-Lac), en vue de la construction d'un établissement d'une trentaine de classes et d'infrastructures sportives sur le site de la Tronchenaz à Villeneuve, pour une enveloppe de 30 à 35 mios (voir Le Régional n°853). Mais ce qui semblait n'être qu'une formalité n'a finalement pas été de soi.

D'abord, un vice de procédure a été relevé avant l'été 2017 au conseil de Rennaz, alors que les statuts de l'ASPIHL avaient déjà été adoptés par Noville et Villeneuve. Le préavis a alors été retiré, pour que la procédure idoine soit mise en place. Soumis une seconde fois aux cinq législatifs au début 2018, le texte n'a pas passé la rampe à Roche. Motif: un désaccord concernant la représentativité des exécutifs au sein du futur conseil intercommunal, certains ne voyant pas d'un bon œil que les Municipaux des écoles en fassent partie.

Près de deux ans de retard

Alors que les autorités espéraient voir le nouveau collège accueillir ses quelque 600 élèves en 2022, le dossier a déjà pris près de deux ans de retard. Bien qu'il soit «prioritaire et extrêmement important pour l'avenir de nos enfants», selon la Municipalité villeneuvoise, les différents protagonistes prendront le temps qu'il faudra pour que l'objet remporte, cette fois-ci, l'adhésion de tous.

Si le besoin en locaux scolaires n'est pas trop pressant à Chessel, il en va autrement à Rennaz, selon le municipal des écoles Fabio Lecci: «Nous avons déjà des élèves qui suivent des cours dans des pavillons provisoires et le besoin d'autres pavillons se fait sentir, nous y réfléchissons pour 2020.» Toutefois, le projet de nouveau quartier des «Cornettes» ayant été débouté au Tribunal cantonal, la population de Rennaz ne devrait pas augmenter aussi vite que prévu. À Noville, le syndic Pierre-Alain Karlen analyse: «Certains conseillers communaux n'avaient pas compris ni les enjeux, ni les statuts. Il faudra peut-être songer à des solutions transitoires si le retard s'accumule, mais nous espérons que ça passe, cette fois-ci. La confiance doit se rétablir.»

Après concertation entre les Municipalités et les commissions des conseils, une phase consultative précédera l'avant-projet, qui sera soumis aux bureaux des législatifs, avant le dépôt du préavis. Les conseils communaux et généraux se prononceront alors sans pouvoir modifier les statuts. Corinne Ingold ajoute: «Ces démarches peuvent prendre plusieurs mois, cela dépendra beaucoup des discussions. Le vote devrait avoir lieu dans le courant de l'année.»

Date:07.02.2019
Parution: 935

Association indispensable

Aucune des cinq communes concernées n'ayant les moyens d'assumer seule le financement d'un nouveau collège, la constitution d'une association intercommunale est nécessaire. C'est le chapitre 11 de la Loi vaudoise sur les communes qui définit le fonctionnement d'une telle collaboration. Les statuts doivent être élaborés d'entente entre toutes les Municipalités, puis être soumis au vote des conseils communaux ou généraux desdites communes. S'ils passent la rampe, ils sont ensuite remis au Conseil d'Etat, qui en vérifie la légalité. Une fois constituée, l'association est composée d'un conseil intercommunal, d'un comité de direction et d'une commission de gestion. Les statuts permettent par exemple de définir le mode de répartition des charges financières entre les communes membres, mais également de fixer les possibilités d'emprunt pour l'association.

Dans ce dossier

Documents

En images

Vidéo
Documents audio