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Oron place ses écoles sous surveillance

Infrastructures Le crédit de près de 40 millions nécessaires à l'extension du collège est voté. Non sans devoir au passage augmenter le plafond d'endettement de 60 à 90 millions. 250'000 frs supplémentaires serviront à installer un pavillon scolaire provisoire à Palézieux, tandis que 28'000 frs seront investis pour installer 23 caméras de vidéosurveillance, réparties sur quatre sites scolaires.

Six des 23 caméras prévues seront affectées à la surveillance de ce collège. DR

Gabriel Rego Capela

C'est fait! Le Conseil communal du 18 février a mis un point final aux discussions sur le collège d'Oron-la-Ville. Trois grandes étapes ont été franchies, toutes trois indispensables, toutes trois votées à une écrasante majorité.

Tout d'abord, les élus se sont prononcés en faveur d'une hausse conséquente du plafond d'endettement, passant des 60 millions acceptés en 2012 à 90 millions de francs. L'opération paraît inévitable, au vu des investissements que la commune va devoir affronter dans les années à venir. Elle n'est toutefois pas encore assurée, car le Conseil d'État doit avaliser la décision communale, qui lui sera présentée le 6 mars. La Municipalité est confiante, même si une certaine inquiétude a pu poindre: «90 millions, ce n'est pas rien. À l'avenir, il faudra se poser la question de la nécessité des différents crédits que l'on aura à voter, afin de ne pas finir la corde au cou», tient à prévenir Florian Meyer, du groupement des indépendants d'Oron.

Prêt pour la rentrée 2021

A l'ordre du jour également, les quelque 40 millions de francs exigés par l'extension du Collège (lire Le Régional 932) ont eux aussi été acceptés sans polémique. Reste que la rentrée scolaire 2019 verra la venue d'élèves excédentaires, impossibles à placer dans les locaux actuels de la commune. C'est pourquoi le Conseil a décidé d'investir dans un pavillon scolaire temporaire à Palézieux, capable d'accueillir 4 classes, et ce pour un total de 250'000 frs, couvrant l'aménagement comme la location. La Municipalité n'a, en effet, pas jugé nécessaire d'acheter le pavillon en question, étant donné que les travaux au Collège devraient aboutir pour la rentrée 2021.

Oron n'a donc jamais été aussi proche de voir éclore son Collège agrandi et remis à neuf. Si plusieurs appréhensions, budgétaires mais aussi sécuritaires (voir encadré), persistent, l'avenir scolaire de la commune semble maintenant tracé.

Date:28.02.2019
Parution: 938

«La police sait qui sont les malfaiteurs, mais n'a aucune preuve»

L'éternel dilemme est revenu sur la table: Oron doit-elle insister sur la prévention, ou la répression? Après plusieurs débats passés, parfois houleux, sur la question, la Municipalité a encore avancé d'un pas, avec une demande de 28'000 frs pour la location et la pose de 23 caméras de vidéosurveillance, réparties sur 4 sites scolaires: 6 au collège, 5 au pavillon scolaire et 6 au centre sportif d'Oron, accompagnées de 6 autres au collège de Palézieux. Les autorités se plaignent de déprédations répétées, allant du vol aux tags en passant par des cannettes laissées par terres, et jusqu'au départ de feu dans les toilettes publiques. «La police sait qui sont les malfaiteurs, mais n'a aucune preuve pour les incriminer, avance le municipal Thierry-Vania Menétrey. Placer des caméras ne va pas tout résoudre, mais c'est un moyen dissuasif qui nous permettra de faire un pas dans la bonne direction».Un avis qui ne fait pas l'unanimité: «Les caméras ne peuvent dissuader que momentanément. Les études montrent qu'elles n'ont plus aucun effet après 2 ans. Il nous manque une politique de prévention», estime Monique Ryf (PS et sympathisants). Mais la municipale Danielle Richard-Martignier conteste: «La prévention fonctionne sur la plupart des jeunes, certes, mais certains ne veulent tout simplement pas en entendre parler». Laurence Bellon, du groupement des indépendants, est elle aussi sceptique: «Peut-être faudrait-il chercher un éducateur, pour prévenir ces incivilités? Car à terme, les malfrats trouveront certainement un moyen de contourner les caméras». Le préavis est accepté à la majorité. Mais le débat semble loin d'être fini.

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