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Une histoire «foldingotte» pour jouir de rire

Cully Homme aux multiples et talentueuses facettes, l'acteur et metteur en scène Frédéric Martin revisite «Feu, la mère de Madame», grand classique de Georges Feydeau, en transposant cette comédie burlesque dans les années 70 et à Lausanne. L'occasion de découvrir, en première, l'animateur de lfm Philippe Morax. A l'Oxymore du 13 au 31 mars.

La joyeuse équipe de «Feu la mère de Madame»: en bas, Philippe Morax et Jacques Mooser, devant Laurence Joseph et Frédéric Martin. F. Pratti

Magaly Mavilia

Bien qu'il se dise «protectionniste des textes de Feydeau», Frédéric Martin n'hésite pas à chambouler les époques pour nous faire jouir de rire en toute cohérence. Difficile, en effet, de profiter des talents de la belle guadeloupéenne Laurence Joseph dans le contexte historique du texte, c'est-à-dire celui de la bourgeoisie du 19e siècle. Nous sommes donc à Lausanne, dans les années 70. «Feu la mère de Madame» a troqué la bonne contre un valet coquet qui sera interprété par Philippe Morax. Un première pour l'animateur qui a fait tripler l'audience de lfm depuis son arrivée. De bien camouflé derrière son micro, Philippe Morax se retrouvera quelque peu dénudé sous le déshabillé soyeux d'un valet. Comment ne pas pouffer de rire dans cette tenue? Et l'homme de radio d'avouer qu'à l'heure des répétitions, ça rigole beaucoup. «Pour l'instant, on part beaucoup en fou rire. Difficile de rester sérieux avec Jacques Moser!».

Pétillante et hilarante

Vieux complice de Frédéric Martin, on ne présente plus Jacques Moser qui a fait rire plusieurs générations, de ses débuts sur la scène dans «La Visite de la vieille dame de Dürrenmatt», avec Madeleine Robinson à la célèbre revue de Servion. Quant à Laurence Joseph, elle est une vraie star sur les îles de son enfance puisqu'elle a cartonné avec la série Domino est ses quelque 400 épisodes. Pétillante et hilarante, elle a le punch tout désigné pour entrer dans la cour de récré de Frédéric Martin qui s'est aussi fait connaître sur le petit comme sur le grand écran. Et ce que peu de gens savent de lui, c'est qu'il prête sa voix à des documentaires ou des spots publicitaires. La voix de Lidl (on n'a rien dit), c'est lui!

Cully, l'Oxymore, du 13 au 31 mars. Réservation en ligne sur www.oxymore.ch ou www.antidoteproduction.ch ou au 079 342 48 49

Date:07.03.2019
Parution: 939

Burlesque et rafraîchissant

Cette comédie revisitée par Frédéric Martin se déroule à Lausanne en 1974. Deux amoureux vivent depuis deux ans dans un grand appartement avec leur homme de maison. Le mari est un Vaudois pure souche, quant à son épouse, elle, est Guadeloupéenne. Arrive une nuit où Monsieur revient d'une soirée des plus arrosées, au grand dam de Madame... La jalousie aidant, ils se disputent âprement jusqu'à ce qu'ils soient interrompus par l'annonce de la mort de la mère de Madame. Une œuvre jubilatoire où tous les ingrédients du genre se retrouvent pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques.

Feydeau, son regard unique et indémodable

Il y a vaudeville et vaudeville. Et c'est bien pour cela que Georges Feydeau est entré à la Comédie française avec «Feu la mère de Madame» en 1941. «La grande force de Georges Feydeau, c'est une dramaturgie beaucoup plus puissante que d'autres auteurs de son époque, comme Eugène Labiche par exemple, que j'aime beaucoup soit dit en passant, souligne Frédéric Martin, metteur en scène et acteur. Il y a un ensemble de qualités qui font de Feydeau un auteur unique, son écriture, ses idées, son intelligence, son regard sur la vie et sur le couple, qui n'a pas beaucoup changé avec le temps, même si le machisme s'est un peu effrité au fil des époques».

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