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Première en salle pour la lutte suisse

Aigle Le 30 mars aux Glariers se tiendra la toute première fête de lutte en salle. Aménagée pour l'occasion, la salle permettra aux lutteurs et spectateurs d'être à l'abri en cas de météo défavorable. Juniors et actifs s'affronteront dans différentes catégories, en préparation de la fête fédérale, qui aura lieu à Zoug cette année.

Les passes se dérouleront sur un grand rectangle de sciure au centre de la halle. D. Waser

Jonathan Corbillon

Fondé en 1946, le club de lutte d'Aigle compte actuellement une septantaine de membres, dont une quinzaine de lutteurs actifs et juniors, participant aux fêtes de lutte avec régularité. Fière de ses résultats lors des compétitions nationales, la société compte également sur le soutien de l'amicale des «grattesciures», 45 membres, dans le but de soutenir la formation vaudoise. Un travail qui paie au quotidien avec plusieurs titres cantonaux et romands lors de ces dernières années.

Grand rectangle de sciure

Si l'entrée de la fête sera gratuite, la compétition se déroulera sur toute la journée du 30 mars, entre 9h et 20h. Les juniors et les actifs se côtoieront durant la journée avec un intérêt certain des plus jeunes à voir les plus expérimentés se débattre durant l'après-midi. Les passes se dérouleront sur un grand rectangle de sciure au centre de la halle, permettant ainsi une vue d'ensemble à tous les spectateurs. Durant la journée, des repas et des petites collations seront disponibles.

Fête fédérale en ligne de mire

Evénement majeur de lutte suisse, la fête fédérale, qui se déroulera à Zoug, du 23 au 25 août prochain, reste le rendez-vous à ne pas manquer pour les lutteurs suisses. Ayant lieu tous les 3 ans, elle demeure le but ultime de tout bon lutteur. Le club d'Aigle aura la chance de compter parmi ses membres Ivan Mollet, Steve Duplan et Cyril Ambresin; trois athlètes qui, par leurs résultats et leur entrainement, auront de grandes chances de participer à cette fête. La fête du 30 mars à Aigle servira d'entrainement et de vitrine pour eux également.

Une stabilité qui fonctionne

À la tête de son comité depuis bientôt 20 ans, Jean-Christian Althaus a su s'entourer de membres impliqués et passionnés. Avec l'expérience acquise lors de manifestations comme la Fête Romande des actifs en 2016, la Fête cantonale vaudoise en 2015 ou encore l'assemblée fédérale de l'association en 2012, le Comité d'organisation n'en est pas à son coup d'essai! Ainsi, cette nouvelle version de compétition en salle servira une nouvelle fois à promouvoir la lutte suisse dans notre région.

Date:14.03.2019
Parution: 940

La lutte suisse, ou le respect de l'adversaire

La lutte suisse, ou «lutte à la culotte», fait partie intégrante des coutumes et traditions de la Suisse. Il n'y a pas de catégorie pour les lutteurs actifs, la sélection des adversaires se fait en fonction des résultats obtenus durant la fête.

Les lutteurs juniors sont eux divisés par catégorie d'âge mais ils peuvent participer aux fêtes avec les actifs dès 16 ans. Durant une fête de lutte, chaque lutteur participe à six passes (autrement dit combats) sur un rond de sciure. Le but est de mettre l'adversaire «au dos», c'est-à-dire de lui faire toucher le sol avec les deux omoplates en même temps ou les 3/4 du dos.

A la fin de la passe, le gagnant essuie le dos de son adversaire en guise de respect pour celui-ci et il se voit attribuer des points suivant la façon dont il a gagné le combat. Lors de la remise des résultats, chaque participant reçoit un prix, quel que soit son classement.

En Romandie, la lutte suisse, bien que moins populaire qu'en Suisse alémanique, compte tout de même plusieurs clubs, dont Vevey, Illarsaz, Troistorrents ou Martigny.

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