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Enfants lumière à Cully

Environnement Pionnier dans le canton, le Collège des Ruvines se lance avec enthousiasme dans le programme Robin des Watts de gestion d'énergie et de solidarité. L'argent économisé par les élèves sur la facture d'eau, chauffage et électricité est reversé à des projets de rénovation d'écoles dans les Andes péruviennes.

Les ateliers du programme Robin des Watts donnent des bases essentielles sur l'énergie et la solidarité. M. Mavilia

Magaly Mavilia

Le programme Robin des Watts (RdW), suivi par trois classes de 7e année au collège de Ruvines à Cully, est une première dans le canton de Vaud. Initiés par Terragir et Terre des Hommes Suisse en 2009, «ces ateliers permettent de sensibiliser les élèves aux économies d'énergie et d'agir concrètement pour un monde plus équitable et moins énergivore», précise Andrea Becker Burgos, animatrice pédagogique de Terre des Hommes pour le projet Robin des Watts. Concrètement, les élèves apprennent à réduire la consommation électrique, de chauffage et d'eau de leur bâtiment scolaire. Les économies d'argent réalisées sont ensuite reversées à des projets de rénovation d'écoles dans les Andes péruviennes. Résultat: la température des classes a baissé de 25° à 20° en Suisse pour grimper de 3° à 17° au Pérou.

Apprendre en faisant

En parallèle au programme RdW, le Cercle scolaire centre Lavaux a réalisé plusieurs animations pédagogiques proposées par Terre des Hommes Education afin d'appréhender le lien entre droits de l'enfant, développement durable et solidarité. «Ces deux formations s'intègrent pleinement dans le Plan d'études romand en abordant toutes les disciplines par la théorie mais surtout la pratique, se réjouit le doyen Nicolas Blanc. Ce programme leur donnent des outils concrets pour être acteurs du changement et agir à leur niveau tout en intégrant la notion de partage».

Ambassadeurs durable

Le programme est suivi sur six mois par les 7e année qui transmettent leurs acquis aux élèves de 5e par des ateliers lors d'une journée solidaire (voir photo). Diesel, essence ou kérozène? «Le moins polluant, c'est le kérozène», explique Morgane, une des ambassadrices de 7e. «En 8e, ils se lanceront dans le Challenge des Explorateurs de l'Energie», explique Sophie Marcel, enseignante de 7e année. Ce concours organisé par Romande Energie nécessite des connaissances plus poussées. «Ce suivi sur deux ans permet une continuité et un ancrage des connaissances acquises et de l'importance de diminuer notre consommation», se réjouit l'enseignante.

De 3° à 17°

Des enfants qui vivent perchés à 4000 mètres d'altitude au Pérou, n'est-ce pas un peu loin pour se sentir concerné? «Non, proteste Maévane, c'est comme si c'était nous. Ca pourrait l'être, sauf que nous avons la chance d'être ici et d'avoir tout le confort».

A Cuzco, il peut faire 3° dans l'école le matin. Des conditions rudes pour des petits bouts de chou qui suivent des cours dans des classes gelées et à l'extérieur, souffrent d'un soleil qui brûle la peau. C'est pourquoi l'isolation des écoles est fondamentale.

Date:04.04.2019
Parution: 943

Au Pérou, les élèves ont plus chaud

Autrefois, les maisons au Pérou étaient construites en pisé, mais la modernité a apporté le béton et de grandes fenêtres inadaptées au climat.

Pour transférer la chaleur dans les salles, des serres sont accolées aux murs et permettent de cultiver des légumes bio. Douches solaires et toilettes sèches complètent les travaux. Le but de ce programme est que ces solutions «simples» puissent être reproduites dans les foyers.

«Nous espérons que ce projet ait un impact auprès des autorités afin qu’ils ne construisent plus des écoles mal adaptées», souligne Florencio Aquino Quispe, coordinateur du projet au Pérou. En attendant, le nombre de maladies pulmonaires a diminué. En ayant plus chaud, les élèves ont aussi fait de rapides progrès d’apprentissage. Quant aux légumes, ils poussent tellement bien que le surplus est vendu aux villageois. Avec cet apport bienvenu, les écoles peuvent investir en ayant conquis leur indépendance.

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